Dans le cadre du Projet sur «la riposte à la violence et délinquance juvénile: phénomènes bébés noirs, kuluna, armées des rails et ujanas, par la recherche en sciences humaines», la Flash (Faculté des lettres, arts et sciences humaines) de l’Université Marien Ngouabi a organisé, vendredi 25 mars 2022, à la Grande bibliothèque, à Brazzaville, en partenariat avec la Commission nationale de l’Unesco, un atelier de validation du rapport sous-régional sur la riposte aux violences juvéniles. Ouvert par le Pr Gontran Ondzotto, président de l’Université Marien Ngouabi, en présence de Gabriel Bokoumaka, secrétaire général de la Commission nationale de l’Unesco, et du Pr Omer Massoumou, doyen de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines, coordonnateur dudit projet, cet atelier a regroupé des experts (sociologues et psychologues) venus des Universités des cinq pays d’Afrique centrale (Gabon, Cameroun, Centrafrique, RD Congo et Congo). Ils ont validé avec amendements, cinq rapports (un rapport par pays) et un rapport global qui seront transmis aux gouvernements des cinq pays de la sous-région.
Le rapport global fait ressortir que le phénomène des violences juvéniles existe dans les cinq pays concernés par l’étude, avec une dispersion géographique assez relevée dans chaque pays, aussi bien dans les zones urbaines que rurales. Il contient une vingtaine de recommandations, pour donner une réponse adéquate et supplémentaire aux phénomènes de violences juvéniles.
Pour le Pr Omer Massoumou, coordonnateur national du Programme de transformation sociale, ce rapport global «sera publié et remis aux autorités politiques des différents pays d’Afrique centrale et à l’Unesco». «Très souvent, pour des questions de violence, les réponses ne sont que de type juridique et policier». «Nous avons formulé des recommandations, c’est à nous de contribuer à justifier ces recommandations, pour montrer leur pertinence, pour montrer qu’en les suivant ou en les appliquant, les politiques pourront résoudre cette douloureuse question de la violence juvénile, mais de la violence globalement dans nos sociétés, composées majoritairement de jeunes», a dit le Prof Massoumou dans son mot de clôture, en présence de Gervais Marcelin Ndokékia, secrétaire général adjoint de la Commission nationale de l’Unesco.
Un des experts, le Pr Gilbert Nguema Endamne, sociologue, de l’Ecole normale supérieure de Libreville, au Gabon, qui a circonscrit son intervention en milieu scolaire, pense que, de façon générique, il faut régler le problème de la pauvreté, pour lutter contre les violences juvéniles.

Martin BALOUATA-MALEKA

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