Axé essentiellement sur la formation des jeunes, le 4ème Ficomp (Festival international du court-métrage la Pointe-Noire), qui s’est tenu du 21 au 24 septembre 2022 dans la ville océane a ostensiblement affiché son ambition de préparer une future génération qui fera rayonner le cinéma congolais à l’avenir.

C’est au présent que se conjugue l’avenir. Un précepte à la mesure du 4ème Ficomp Festival international du court-métrage la Pointe-Noire). Comme en témoigne le thème choisi pour l’édition de cette année: «Œuvrez pour la génération actuelle et garantir la relève pour le cinéma de demain».

Michaël Gandoh (au milieu) pendant la conférnce de presse.
Michaël Gandoh (au milieu) pendant la conférnce de presse.

Dans un contexte où le cinéma congolais peine à se frayer une place de choix sur l’échiquier cinématographique africain ou mondial, la formation ou tout au moins l’échange d’expériences constitue un début de solution à ce manque de visibilité internationale du septième art congolais.
Ainsi, le Ficomp s’est attaché les services d’experts et cinéastes tels que Henoc Kiyombo, jeune réalisateur venu partager son expérience et ses connaissances acquises à l’Institut national des arts de Kinshasa. «C’est important de travailler ensemble. On se bat pour trouver une identité. Si nous réussissons cette démarcation, chacun de nous va se retrouver et vivre véritablement de son art, comme les cinéastes du Nigeria, de la France ou des Etats-Unis», s’était félicité Henoc Kiyombo.
D’autres cinéastes ont été mis à contribution. C’est le cas du réalisateur Kevin Mavakala de la RD Congo, Dinel De Souza, réalisateur, Harvin Isma, acteur, tous deux du Congo-Brazzaville. Ils ont également animé, chacun dans son domaine, des ateliers de formation et d’échanges d’expériences avec leurs collègues et amateurs de Pointe-Noire. «Chaque année, l’on apprend des nouvelles techniques qui enrichissent nos connaissances. C’est cela qui nous permet d’avancer dans notre travail», a confié Michaël Gandoh, promoteur du Ficomp.
Mais, le Ficomp n’est pas fait seulement pour les cinéastes. Des pratiquants d’autres arts ont également voix au chapitre. Tant il est question d’offrir des opportunités d’expression aux talents artistiques locaux évoluant jusqu’ici dans l’anonymat. C’est pourquoi, comme aux trois précédentes éditions, il y a eu des musiciens, cinéastes, peintres… Tous les domaines artistiques et culturels ou presque étaient représentés. «Nous sommes un festival qui donne à chaque artiste, l’occasion de s’exprimer. Ainsi se justifie la présence de Black Sam, un artiste-rappeur et Nodge Mack, un autre musicien qui vient de Brazzaville», a expliqué Michael Gandoh. Une vingtaine de films africains et européens ont été projetés à l’I.f.c (Institut français du Congo), au Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard et à Canal Olympia de Pointe-Noire, dans le cadre du Ficomp.

John NDINGA-NGOMA

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