A peine rentrées au pays, le 14 décembre 2021, après la Coupe du monde de handball féminin Espagne 2021, les pouliches du coach Younes Tatby, qui ont laissé une très bonne impression, sont maintenant courtisées. En tout cas, c’est le cas des handballeuses Neida Klenn Divoko Kangou et Betchaïdèle Ngombélé. La première est partie en France où elle joue maintenant à Saint-Chamond. La seconde vient de signer un contrat qui la conduit en Slovénie où elle va jouer dans le club Krim Mercator, un grand club qui a déjà remporté la ligue des champions européens à deux reprises. D’autres contrats vont suivre.
Pour élever le niveau du sport, il faut passer au professionnalisme. Pour l’instant, le sport au Congo n’est pas encore entré dans cette catégorie. Alors, les sportifs ayant un bon niveau sont obligés de s’exiler, pour devenir professionnels. Le bénéfice que le pays en tire, c’est qu’ils permettent d’élever le niveau de son sport, lorsqu’ils reviennent jouer dans les sélections nationales.
Le cas de Betchaïdèle Ngombélé, 17 ans, qui a signé avec le club slovène de première division, Krim Mercator.
Créé en 1984, Krim Mercator a un palmarès élogieux, avec 24 titres de champion de Slovénie, 25 coupes de Slovénie et 2 ligues des champions d’Europe.
Pour le sélectionneur des Diables-Rouges, le Franco-marocain Younès Tatby, le Congo doit changer sa politique d’organisation du handball, pour élever son niveau technique et conquérir des titres. «Dès mon arrivée, le diagnostic était que le Congo a beaucoup de talents qui sommeillent. Il faut du travail. Mon problème est de redorer le blason du handball congolais qui a longtemps souffert pour revenir dans le carré d’as des compétitions africaines. Mon seul but était de le faire revenir. C’est pour cela, dès que nous avons fini avec la Coupe du monde, plusieurs équipes des grandes Nations de handball sont derrière mes joueuses, pour d’éventuels contrats professionnels. C’est ce qui va faire que le Congo puisse relever son niveau de handball, comme les autres, à l’instar de l’Angola, du Sénégal, de la Tunisie, l’Egypte et du Maroc. Je suis sûr que le Congo va encore réécrire son nom dans le concert des Nations. Il suffit de me donner les moyens de travailler, nous ferons plus. La preuve est là. Je ne parle pas beaucoup. Moi, ce sont les actes», a-t-il indiqué.
Signalons que tous ces contrats sont signés devant le premier vice-président de la Fécohand, Tanguy Yoka, et le sélectionneur national, Younès Tatby.
L.E.B.

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