Après la période des vacances, les institutions de la République se sont remises à l’ouvrage. Le gouvernement est le plus en vue, avant l’ouverture des sessions des deux chambres du parlement, qui a eu lieu le 15 octobre dernier. L’adoption du projet de loi des finances 2023, des projets de lois et des décrets constituent l’essentiel de ces deux premiers conseils des ministres. La dernière réunion de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de covid-19, un organe gouvernemental, a décidé de la levée des mesures de lutte contre la pandémie de covid-19. Ce qui a un impact dans la vie des citoyens.
Il aura fallu attendre l’ouverture de la deuxième session de la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques, le 18 octobre 2022, pour apprendre ce que les Congolais soupçonnaient déjà: la mauvaise gestion des fonds covid. En annonçant la fin de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de covid-19, le gouvernement n’a donné aucun bilan financier, maintenant ainsi dans l’opacité, les dons en espèce et en nature reçus, tout comme les financements sortis du Trésor public, dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Cette façon de gérer, qui n’est pas compatible à la gestion démocratique de la chose publique, est une véritable anti-valeur qui persiste, au grand dam de la transparence érigée en loi dans notre pays.
De même, la rentrée scolaire, qui est un événement important de la vie de l’Etat et de la Nation, n’a pas constitué un sujet important pour le gouvernement au conseil des ministres. Malgré les réformes et les efforts déployés chaque année, le système éducatif national ne semble toujours pas atteindre un niveau de performance rassurant. Dans ce domaine aussi, la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques épingle des pratiques de mauvaise gestion financière.
En attendant d’en savoir sur les résultats des différentes enquêtes menées par la C.n.t.r, il y a lieu de comprendre que les difficultés de notre pays à améliorer les conditions de vie des populations sont dues en grande partie à la persistance des anti-valeurs dans la gouvernance publique.

L’HORIZON AFRICAIN

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