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F.m.i (Fonds monétaire international) : Enfin, un nouvel accord de facilité élargie de crédit pour le Congo !

La République du Congo a vraiment la baraka. En dépit des critiques sur sa gouvernance financière, l’endettement intérieur et extérieur qui pèse sur ses finances publiques et les anti-valeurs telles que la corruption qu’on reproche à ses gestionnaires, le pays a décroché, vendredi 21 janvier 2022, un nouvel accord de trois ans avec le F.m.i (Fonds monétaire international), pour une Fec (Facilité élargie de crédit) d’un montant de 455 millions de dollars américains (soit un peu plus de 228 milliards de francs Cfa), dont 90 millions de dollars sont décaissables immédiatement, alors que la première revue intervient dès début avril.

Cahin-caha, le gouvernement a réussi à renouer avec le F.m.i dont le conseil d’administration a approuvé un nouvel arrangement pour un programme triennal de redressement économique, soutenu par un crédit d’un peu plus de 228 milliards de francs Cfa. Même si l’enveloppe du crédit n’est pas réellement importante, au regard des besoins financiers du pays, le nouvel accord permet surtout au Congo de bénéficier à nouveau des concours financiers des partenaires internationaux et bilatéraux. Ce qui lui permettra de pouvoir relancer ses grands projets. Le gouvernement du Premier ministre Anatole Collinet Makosso peut enfin envisager une relance économique synonyme de croissance et de progrès social.
Mais, si à Brazzaville, on affiche la prudence plutôt que l’enthousiasme, c’est que tout le monde est conscient que signer avec le F.m.i, c’est bien, mais conduire le programme de réformes jusqu’à son terme est un défi pas facile à réaliser. En effet, sous le Premier ministre Clément Mouamba, le gouvernement avait échoué à réaliser jusqu’à son terme le programme qui avait obtenu l’accord du conseil d’administration du F.m.i le 11 juillet 2019.
Cette fois, il faut réussir à mettre en œuvre les réformes prévues. «Il sera essentiel de réduire les vulnérabilités à la dette, tout en mettant en œuvre une politique budgétaire qui favorise une reprise économique forte et équitable. Il sera important de faire progresser de vastes réformes structurelles, y compris des mesures de lutte contre la corruption, des mesures visant à accroître la transparence dans l’utilisation des ressources publiques et des réformes du secteur de l’énergie, pour améliorer la gouvernance et l’environnement des entreprises», souligne le communiqué du F.m.i.
Tout ceci, dans un contexte qui continue d’être affecté par la pandémie de covid-19 dont les mesures de lutte contrarient malheureusement la reprise économique tant attendue depuis 2016. Le Congo a connu une profonde récession économique provoquée par la chute des prix du pétrole à partir de juin 2014, aggravée par l’endettement public qui avait atteint 117% du P.i.b (Produit intérieur brut) et prolongée à partir de mars 2020 par l’apparition de la pandémie à covid-19. Le nouveau programme devrait conduire, enfin, à replacer le Congo sur «la voie d’une croissance plus élevée, plus résiliente et inclusive».
Encore faut-il que le gouvernement et notamment le Ministère des finances, du budget et du portefeuille public, piloté dans le gouvernement Collinet Makosso par Roger Rigobert Andély, puisse réaliser les réformes prévues dans la gouvernance financière. Mais, les réformes, on en parle beaucoup, on prend même les textes juridiques et réglementaires qu’il faut, mais on n’arrive souvent pas à les réaliser, car il s’agit de changer la manière dont on gère l’argent de l’Etat. Les gens voulant toujours privilégier leurs intérêts.

Jean-Clotaire DIATOU

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