Le F.g.d.h (Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme) a organisé, mardi 15 mars 2022, au Cinu (Centre d’information des Nations unies), à Brazzaville, un atelier destiné à élargir la participation des femmes et des jeunes, ainsi que des populations autochtones aux contributions déterminées au niveau national (C.d.n) pour lutter contre les changements climatiques.

Organisée dans le cadre du Projet «vers une meilleure inclusion géographique et sociale dans les processus et initiatives climat», réalisé en partenariat avec la Cafi (Initiative pour les forêts d’Afrique centrale), grâce à l’appui technique de l’Efi (Institut européen de la forêt) et le financement de l’organisme de coopération britannique, à hauteur de 50 mille euros, cette rencontre a permis de recueillir les contributions et les amendements des participants. D’une durée de douze mois, le projet a démarré depuis novembre 2021 et s’achèvera en novembre 2022. Il vise à atteindre 550 cibles, dont 50 administrations, 300 femmes et 200 jeunes au total, dans l’ensemble des dix départements de l’intérieur du pays.
L’atelier a connu la participation des représentants des administrations publiques, comme l’économie forestière, l’environnement, le développement durable, le Bassin du Congo, la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, les affaires sociales et l’action humanitaire, la justice et les droits humains, l’Ambassade de l’Union européenne, l’A.f.d (Agence française de développement), les organisations internationales et quelques organisations de la société civile nationale.
Les travaux étaient modérés par Maixent Fortunin Agnimbat Eméka, coordonnateur du F.g.d.h, alors que la présentation du projet et du plan de consultation était faite, respectivement, par Mme Joviane Alce Betina Kibamba, animatrice du projet, et Phons Louis Ntoumbou, chef de projet. L’atelier avait comme objectif d’élargir la participation des femmes et des jeunes ainsi que des populations autochtones dans les espaces de dialogue créés dans le cadre de l’accord du Congo avec la Cafi (Initiative pour les forêts d’Afrique centrale).
«Le plan adopté par le Congo indique comment le pays compte contribuer à la lutte contre les changements climatiques. Dans le cadre de ce plan national, il y a un problème. Les populations qui vivent dans les milieux ruraux ne comprennent pas le plan adopté par le pays. C’est ce gap existant entre le niveau national qui a adopté les politiques et les populations des milieux ruraux qui subissent l’impact de ces politiques que le projet entend combler, en sensibilisant les populations rurales sur le contenu du plan de façon très simple et compréhensible et de prendre en deuxième temps les préoccupations de ces populations, afin de les remonter au niveau national», a expliqué Maixent Fortunin Agnimbat Eméka.
Le Congo a ratifié l’accord de Paris sur le climat en décembre 2016. Dans le cadre de cet accord, il est demandé aux pays signataires de soumettre leurs contributions déterminées au niveau national (C.d.n) tous les cinq ans. C’est ainsi que le Congo a reçu, en 2019, un appui du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), dans le cadre de l’Initiative promesse pour le climat, pour réviser sa C.d.n. Durant la Cop 26 tenue en novembre 2021, à Glasgow, au Royaume-Uni, il avait été recommandé aux Etats de réviser davantage les C.d.n, pour les soumettre en marge de la Cop 27 prévue à Charm-El-Cheick, en Egypte. Cela donne une opportunité au Congo de rouvrir le document du plan de la C.d.n, pour pallier aux manquements.

Martin BALOUATA-MALEKA