Sélectionner une page

Election présidentielle de 2021 : Principal parti de la majorité présidentielle, le P.c.t s’y prépare

Election présidentielle de 2021 : Principal parti de la majorité présidentielle, le P.c.t s’y prépare

Contrairement aux inquiétudes qui se manifestent du côté de l’opposition, l’élection présidentielle aura bien lieu l’année prochaine, suivant les termes de la Constitution. Le P.c.t, principal parti de la majorité présidentielle, s’y prépare sérieusement, en mettant en place sa commission chargée de l’élaboration de la stratégie électorale pour la présidentielle de 2021, une commission dirigée par Joseph Mbossa. La pandémie de Covid-19, avec ses effets socio-économiques, ne sera donc pas un prétexte pour ajourner le scrutin présidentiel prévu avant la fin du premier trimestre de 2021.

Dans notre précédente édition, un des leaders de l’opposition républicaine, Chris Antoine Walembaud, président du parti Codema (Congrès des démocrates africains), membre de la plateforme d’opposition républicaine, Copar (Convention des partis républicains), s’est montré préoccupé par l’idée de prévoir un report de l’élection présidentielle, en raison des conséquences de la pandémie de Covid-19. Il a indiqué que «dans la situation présente, caractérisée par la lutte contre la pandémie du coronavirus, nous pouvons évoquer le cas de force majeure», pour que «les institutions chargées de faire constater le cas de force majeure à la Cour constitutionnelle se prononcent», car «l’organisation de cette élection présidentielle a pris du retard.»
Ce n’est pas le même avis du côté de la majorité présidentielle. En effet, le P.c.t, qui ne partage pas ce point de vue, a déjà mis en branle sa stratégie pour se préparer au prochain scrutin, après avoir désigné son candidat, le Président Denis Sassou-Nguesso, lors de son 5ème congrès ordinaire, tenu en décembre 2019.
Dans une note de service signée le 7 mai 2020, par son secrétaire général, Pierre Moussa, une commission chargée de l’élaboration de la stratégie électorale pour la présidentielle de 2021 a été mise en place. Cette commission comprend un bureau de cinq postes et 21 membres, dont des ministres Pierre Mabiala (deuxième vice-président), Yvonne Adélaïde Mougany (rapporteur), Gilbert Ondongo, Jean-Jacques Bouya, Anatole Collinet Makosso, Thierry Lézin Moungalla, Arlette Soudan Nonault; des parlementaires comme Fernand Sabaye, Théophile Adoua, Gabriel Oba-Apounou, Gabriel Odongo et Christel Denis Sassou-Nguesso.
Il est vrai que l’état d’urgence sanitaire décrété pour lutter contre la pandémie de Covid-19 entraîne implicitement une sorte de trêve politique. Mais, il n’arrête pas le fonctionnement de l’Etat, encore moins de ses institutions nationales et de ses services. Ce qui sous-entend qu’il ne peut pas être considéré comme cas de force majeure, entraînant le report du scrutin présidentiel. Surtout que le gouvernement a décidé de poursuivre l’opération de recensement général de la population et de l’habitat, même en période de confinement. Ce qui sous-entend, là aussi, qu’il ne se pose pas de problème dans la révision des listes électorales, si le gouvernement le décide.
Mais, dans l’interview qu’il a accordée le 7 mai dernier aux médias français France 24 et Radio France internationale, le Président Denis Sassou-Nguesso estime que la présentielle n’est pas encore à l’ordre du jour. Tout comme il a balayé d’un revers de main la question de succession par son fils, en la qualifiant de «légende».
Somme toute, la leçon à tirer de tout ceci est que l’élection présidentielle aura lieu, comme prévu par la Constitution. Les partis qui souhaitent y présenter des candidats n’ont qu’à s’y préparer. Le P.c.t, quant à lui, est décidé de ne pas perdre du temps. Reste à savoir si un dialogue national pourra se tenir avant d’aller au vote. La question demeure sans réponse pour l’instant.

Narcisse
MAVOUNGOU

A propos de l'auteur

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

heure locale

25 octobre 2020, 00: 28

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

Lire la suite

Je m’abonne à la newsletter de l’horizon africain

Votre Publicité

Archives

Statistiques de notre site

  • 1
  • 18
  • 1 628
  • 3 801
  • 488
  • 579
  • 18 octobre 2020

Votre météo

booked.net