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Election présidentielle de 2021 : L’A.r.d rejette les amendements du ministre de l’intérieur et appelle à une concertation politique nationale

Election présidentielle de 2021 : L’A.r.d rejette les amendements du ministre de l’intérieur et appelle à une concertation politique nationale

Dans une déclaration publiée à Brazzaville le samedi 25 juillet 2020 et lue par Elo Dacy, l’A.r.d (Alliance pour la République et la démocratie), une plateforme de l’opposition dirigée par l’ancien ministre des finances, Mathias Dzon, rejette les amendements à la loi électorale élaborés par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation et proposés à la classe politique, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2021.

Se basant sur l’expérience que les «élections mal organisées, frauduleuses, constituent aujourd’hui la cause principale des conflits socio-politiques qui déchirent l’Afrique», l’A.r.d demande au Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, «de bien vouloir convoquer, en urgence, une concertation politique nationale», afin de regarder consensuellement les questions fondamentales qui concernent le scrutin présidentiel de 2021. Voici, ci-après, l’intégralité de la déclaration de l’A.r.d.

Déclaration de la Coordination nationale de l’A.r.d

– Considérant que la pratique électorale en Afrique au Sud du Sahara a montré et continue de montrer des élections mal organisées, frauduleuses, constituent aujourd’hui, la cause principale des conflits socio-politiques qui déchirent l’Afrique, comme l’attestent les exemples tragiques du Congo-Brazzaville en 1997 et 2016, du Kenya en 2007, du Zimbabwe en 2008, du Niger en 2009, de la Côte d’Ivoire en 2010, de la Guinée-Conakry en 2011 et en 2020, de la RDC en 2011 et 2019, du Burundi en 2013, du Gabon en 2016, du Cameroun en 2019;
– Considérant que toutes les élections organisées dans notre pays, sous l’empire du système électoral en œuvre depuis 2002, sont émaillées de multiples dysfonctionnements et fraudes électorales;
– Considérant que les textes qui régissent les élections en République du Congo disposent: «Le premier tour de l’élection du Président de la République a lieu 30 jours au moins et 40 jours au plus avant la date d’expiration du mandat du Président de la République en exercice»;
– Considérant que le mandat actuel du Président de la République en exercice s’achève le 16 avril 2021 et que conformément à la loi électorale en vigueur, une nouvelle élection présidentielle doit être tenue le 6 mars au plus tôt et le 16 mars au plus tard;
– Considérant que jusqu’à ce jour et à moins de huit mois de cette échéance électorale capitale, le pouvoir n’a ni fixé la date officielle de l’élection présidentielle de 2021, ni publié le chronogramme des opérations pré-électorales, électorales en liaison avec cette échéance, ni lancé la réalisation d’accord-parti de ces opérations.
– Considérant qu’une bonne élection présidentielle se prépare au moins un an en avance;
– Considérant que dans la perspective de l’organisation consensuelle et apaisée de l’élection présidentielle de 1997, la classe politique congolaise avait adopté, en mai 1996, soit un an avant la tenue de cette élection, un accord-cadre pour le recensement administratif spécial;
– Considérant que le ministre de l’intérieur et de la décentralisation vient d’élaborer, de façon unilatérale et partisane, un avant-projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°9-2001 du 10 décembre 2001 modifiée portant loi électorale, la 14ème coordination nationale de l’A.r.d dénonce, avec la dernière énergie, les manœuvres politiciennes et électoralistes visant à modifier, unilatéralement et de façon partisane, quelques dispositions mineures de la loi électorale en vigueur, pour masquer, en réalité, le maintien en l’état des dispositions iniques de cette loi qui confie l’organisation des actes préparatoires des élections à l’administration placée sous la tutelle du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation, en lieu et place de la Commission électorale nationale indépendante qui a légalement la maîtrise de l’organisation de l’ensemble du processus électoral, de l’amont à l’aval;
– Demande instamment au Président de la République en exercice, de bien vouloir convoquer, en urgence, une concertation politique nationale rassemblant, sans exclusive, toutes les forces politiques et sociales de la Nation, afin qu’ensemble, elles définissent, de façon consensuelle, la date de l’élection présidentielle de 2021, élabore un chronogramme opérationnel rigoureux, détaillé et réaliste des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales relatives à cette échéance et construisent les conditions permissives d’une élection présidentielle apaisée, libre, transparente, équitable et crédible en 2021».

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31 octobre 2020, 13: 25

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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