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Election présidentielle de 2021 : Candidat, Anatole Limbongo-Ngoka entend gracier Mokoko et Okombi, s’il est élu

Election présidentielle de 2021 : Candidat, Anatole Limbongo-Ngoka entend gracier Mokoko et Okombi, s’il est élu

En mars 2021, le peuple congolais sera appelé aux urnes, pour élire le nouveau Président de la République, au terme du mandat actuel du Président Denis Sassou-Nguesso. Dans cette perspective, les états-majors politiques sont déjà en action. Pour sa part, Anatole Limbongo-Ngoka, président du Paradis (Parti africain pour un développement intégral et solidaire), situé à l’opposition, a tenu une conférence de presse, jeudi 18 juin 2020 au C.i.o (Centre interdiocésain des œuvres), à Brazzaville, pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle. S’il est élu, il promet de gracier le député André Okombi-salissa et le général Jean-Marie Michel Mokoko.

Ancien coordonnateur national des comités de soutien lors de la campagne présidentielle du candidat Jean-Marie Michel Mokoko, en 2016, arrêté, condamné et emprisonné pour ce rôle, Anatole Limbongo-Ngoka entend capitaliser son expérience, pour s’inscrire dans la continuité, tout en précisant que son parcours politique est différent du général Mokoko.
Dans son mot liminaire, il a annoncé que son action politique repose sur trois «R»: «Réparer, restaurer et reconstruire le Congo qui a perdu tous ses repères». «Aujourd’hui, alors que la voix de la raison devrait amener les pouvoirs publics à combattre la covid-19, le P.c.t, tenant du pouvoir, a déjà mis sa commission de stratégie électorale en place et lancé la restructuration de ses organes intermédiaires et de base, en vue de l’élection présidentielle de 2021. Et cela, sans que l’administration en charge du scrutin de l’année prochaine n’en donne des garanties ni de transparence, ni d’équité pour l’ensemble des candidats. De cette échéance constitutionnelle majeure, malgré les travers liés à son organisation, il nous faut y prendre date. Ainsi, pour redonner espoir et certitude d’une vie meilleure à notre peuple qui en a perdu toute espérance et dans la continuité de ce que nous avons engagé en 2016 avec la candidature du général Jean-Marie Michel Mokoko», Anatole Limbongo-Ngoka a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2021.
Les questions que les journalistes ont posées étaient liées, essentiellement, à ses motivations, l’appréciation des partis membres de la Fédération de l’opposition à cette candidature, etc. Un confrère a même lancé une pique, en disant: «L’offre publique d’achat vient d’être confirmée, cela n’est-il pas embarrassant, puisque le général est encore en prison? Comment qualifiez-vous votre candidature: s’inscrit-elle dans la continuité ou dans la rupture?».
«Le besoin d’alternance est souhaité par tous les Congolais et que mon candidat est encore en prison. J’ai décidé de continuer et de poursuivre le combat», a fait savoir le président du Paradis. C’est d’ailleurs cela qui le motive, a-t-il fait savoir, car dans cette lutte, il n’a pas écarté l’idée d’approcher tous ceux qui étaient avec lui en 2016, pour savoir comment ils peuvent faire chemin ensemble, notamment les dirigeants de la Fédération de l’opposition à qui d’ailleurs, il y a un mois, il a envoyé un message électronique pour leur faire part de ses ambitions d’être candidat à l’élection présidentielle.
«C’est moi et quelques amis qui avions mis en place ces comités de soutien. Lorsque je sors de prison, j’ai fait une tournée dans tout le pays, pour échanger avec les animateurs desdits comités. Il est ressorti de ces échanges que nous devons continuer. Il faut savoir que ces comités de soutien n’étaient qu’une structure ad hoc, donc, sans une existence légale. Dans ces conditions, si nous voulons faire un parti politique, il faut s’adapter à la loi sur les partis politiques en vigueur dans notre pays», reconnaît Limbongo-Ngoka. «C’est ainsi que nous avons décidé de faire, avec les autres, le Parti africain pour un développement intégral et solidaire. Cela fait un an que nous avons déposé notre dossier au Ministère de l’intérieur et de la décentralisation», a-t-il rétorqué. Le nouveau parti a obtenu de la Direction générale de l’administration du territoire, en date du 4 juin 2019, à Brazzaville, son attestation d’enregistrement comme parti politique. Si ce document n’a nullement valeur de récépissé, il permet néanmoins au Paradis, qui a implanté ses sièges dans tous les départements, d’exercer ses activités, selon l’article 17 de la loi sur les partis.
«Monsieur le journaliste, les gens ont beaucoup parlé. Après avoir attendu en vain la magnanimité du Président de la République, parce que plusieurs avaient espéré que ce dernier allait libérer le général Mokoko et Okombi. Après avoir attendu en vain la pression de la communauté internationale, après avoir espéré à un miracle, qui n’est jamais arrivé, la voie la plus sûre, pour moi, c’est d’aller à l’élection présidentielle, la gagner, pour qu’enfin Mokoko et Okombi soient libres et amnistiés, parce qu’ils n’ont rien fait. Fort de ce constat, j’ai décidé d’être candidat. Cela n’a rien à voir avec le pouvoir. Sauf si quelqu’un venait m’apporter la preuve qu’il m’a vu en train de déjeuner avec le Président Sassou-Nguesso», a-t-il déclaré.
Au sujet de la déchéance de ses droits civiques, Anatole Limbongo-Ngoka a précisé: «Quand j’ai fait mon parti, mon casier judiciaire, je l’ai eu au Tribunal de grande instance de Brazzaville. Cette condamnation était purement politique. Moi, je n’ai rien fait et je suis condamné et quand j’apprends que Jean-Didier Elongo qui a fait quelque chose est maintenant membre du Comité central, j’en ris et cela ne marche pas comme cela, dans des pays civilisés. Il ne faut pas accepter cette politique de deux poids deux mesures», a-t-il renchéri.
Le président du Paradis s’est également attardé sur la transparence de l’élection: «C’est tout le débat qu’on avait en 2016. Nous avons décidé de participer, en dépit des conditions d’équité qui n’étaient pas réunies. Cela nous a permis de secouer le baobab et je me dis, malgré le fait qu’en 2021, il n y a pas de garanties de transparence et d’équité mieux qu’en 2016, nous devons participer à cette élection et secouer le baobab, pour la seconde fois, peut être qu’elle sera la bonne. Il faut agir pour que Dieu agisse».

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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20 octobre 2020, 11: 54

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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