La révision extraordinaire des listes électorales a été fixée par arrêté n°1411 du ministre Mbacka, pour la période allant du 4 au 29 avril 2022. Par arrêté du n°1373 du 30 mars 2022, le ministre de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local, Guy-Georges Mbacka, a nommé les membres des bureaux des commissions administratives de révi­sion des listes électorales dans les districts, arrondissement et communes sans arrondissement. Ces commissions sont dirigées par les sous-préfets et maires et les bureaux sont composés de six membres (président, premier, deuxième, troisième et quatrième vice-présidents et rapporteur).

La Concertation politique nationale tenue du 3 au 5 mars 2022, à Owan­do, dans le Département de la Cuvette a recommandé la révision des listes électorales dans les plus brefs délais, avant les élections législa­tives et locales de juillet 2022. Le processus de révisions des listes électorales a été ainsi lancé par le ministre Guy-Georges Mbacka, par la mise en place des bureaux des commissions adminis­tratives de révision des listes électorales, conformément à la loi électorale.

La révision extraordinaire des listes électorales a été fixée par arrêté n°1411 du ministre Mbacka, pour la période allant du 4 au 29 avril 2022. Dans un autre arrêté (n°1410), il a déterminé le nombre des bu­reaux d’enregistrement dans les commissions administra­tives de révision des listes électorales. Autant dire que le processus de révision des listes électorales est lancé et va s’achever par a distribution des cartes électorales.

Lors d’une rencontre, samedi 2 avril dernier, à la Préfecture de Loango, avec les autorités locales de Pointe-Noire et du Kouilou, le ministre Guy- Georges Mbacka a expliqué le travail à faire. «Vous devez procéder au toilettage de la liste. Cette liste devra être affichée. Une fois affichée, les réclamations faites, vous allez procéder à l’enregistre­ment de nouveaux électeurs. Vous faites la compilation. Ces listes consolidées se­ront maintenant la matrice de base», a-t-il déclaré. Dès le 30 avril, on doit connaître tout le corps électoral de la République du Congo, a-t-il promis.

Mais, du côté de l’opposi­tion, on estime que ce tra­vail de révision des listes électorales doit se faire de manière consensuelle. Or, en regardant la composition de ces bureaux, c’est le P.c.t qui se retrouve en position dominante. Qui ne sait pas que l’administration du ter­ritoire est pleine de cadres membres du P.c.t? Préfets et sous-préfets appartiennent à ce parti. Dès lors que la di­rection des bureaux des com­missions administratives leur est confiée, on privilégie le P.c.t et ses alliés. L’opposition se retrouve avec la portion congrue et certains leaders contestent.

Urbain NZABANI