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Ecouter l’opinion est une caractéristique démocratique

Ecouter l’opinion ne veut pas dire faire sa volonté. Cela veut dire qu’on la prend en compte et on l’évalue, avant de décider. Vaut-elle d’être suivie, recadrée ou contrariée? C’est l’exercice de tout dirigeant en démocratie. Il y a des fois où un chef est obligé de décider contre ce que pense l’opinion; mais des fois aussi où il écoute l’opinion et décide en sa faveur. Bref, le chef a le pouvoir de décider, mais il ne doit pas faire dans le dirigisme, cette tendance qui consiste à ne jamais prendre en compte l’opinion.
Entre son intime conviction, sa vision, les faits dont il a connaissance et ce que pense l’opinion, il doit percevoir ce qui est bon pour l’intérêt général et trouver la bonne manière de le défendre. C’est toujours un exercice périlleux, car sa décision est toujours placée sur la balance du tribunal de l’opinion qui n’a pas que l’intérêt général comme repère. Son état d’esprit ou ses états d’âme sont autant de facteurs qui peuvent dicter son attitude. Une opinion insatisfaite peut se braquer, voire se radicaliser et exiger ce qui n’a pas de rapport avec l’intérêt général. Mais, quoiqu’il en soit, écouter l’opinion n’est pas signe de faiblesse, mais caractéristique d’un exercice démocratique de l’autorité.
La pandémie de covid-19 a mis la gouvernance démocratique à l’épreuve, avec ses mesures barrières comme moyen de riposte pour s’en prévenir. La Chine, où cette pandémie a fait son apparition en décembre 2019 et qui a été le premier pays à appliquer rigoureusement ces mesures barrières, n’est certes pas une démocratie pluraliste. Le pouvoir a dû donc en imposer aux populations de la Province de Hubei qui n’ont aucun moyen d’en redire. Mais, le succès de la Chine contre cette maladie ne tient pas seulement à sa riposte contraignante, mais aussi à son développement économique, pour juguler les effets de cette stratégie sur l’économie et à ses capacités dans le domaine médical. Cela se passe de commentaire.
Quand la politique de riposte d’un pays qui se dit démocratique comme le Congo se résume essentiellement aux mesures contraignantes, dans un contexte économique précaire et un secteur sanitaire condamné à la survie par des dons, accusant des contre-performances qui laissent interrogateurs, le prix à payer par les populations devient alors lourd. L’argument avancé disant qu’il y aurait eu explosion de la pandémie est atténué par le fait que cette explosion de la pandémie n’a pas eu lieu dans les pays africains ne s’étant limités qu’aux mesures barrières. D’ailleurs, les craintes de l’O.m.s qui voyait un continent africain littéralement à la merci du coronavirus se sont révélées infondées. Les pays les plus touchés au monde, actuellement, les Etats-Unis, l’Inde, le Brésil n’ont pas grand-chose de commun. Et si, en Asie, l’épidémie a frappé certains pays et pas d’autres, il y a de quoi dire que cette maladie frappe sévèrement là où elle veut. Car, si l’Afrique du Sud est le pays le plus touché du continent, ce n’est pas parce que ses dirigeants n’ont pas pu instaurer des mesures contraignantes. Il y a des causes qu’on finira par comprendre bien plus tard. Contre la pandémie, on le sait, la stratégie de riposte la plus partagée par les gouvernants à travers le monde est la suppression (mesures contraignantes), à l’exemple de la Chine. Mais, cette stratégie a un coût économique auquel il faut faire face. S’il n’y a pas de mesures d’accompagnement, l’opinion en devient alors défavorable. Et c’est là tout le problème!

L’HORIZON AFRICAIN

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23 octobre 2020, 04: 39

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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