Le Bureau synodal de l’E.e.c (Eglise évangélique du Congo) a mis en place, mardi 1er mars 2022, à la Paroisse Mayangui, au Plateau des 15 ans, à Brazzaville, un comité de pilotage de la politique contre les violences basées sur toutes les formes. La cérémonie, présidée par le révérend pasteur Guy Loko Elenga, vice-président de l’E.e.c, en présence de la pasteure Adelphine Madama Koyo et Camille Mvouka, membres du bureau synodal, et Passi Bibéné, chargé de la formation au Projet violences basées sur le genre au sein de l’E.e.c et de la société.

Le bureau de pilotage national de 11 membres mis en place a pour coordonnateur national le révérend pasteur Juste Alain Gonard Bakoua, président de l’Eglise évangélique du Congo, suivi du révérend pasteur Guy Loko Elenga, vice-président de l’E.e.c, en qualité de vice-coordonnateur. Le but du combat engagé contre toutes les formes de violence est de contribuer à la prévention et à la lutte contre les violences sexuelles et celles liées au genre, ainsi qu’à l’amélioration de la prise en charge holistique des victimes, y compris la rééducation des auteurs de ces violences.

Guy Loko Elenga, vice-président de l’E.e.c (2ème de g. à droite) et les membres du bureau synodal.
Guy Loko Elenga, vice-président de l’E.e.c (2ème de g. à droite) et les membres du bureau synodal.

L’Eglise évangélique du Congo est passée dans une étape décisive de la phase d’application de sa politique de lutte contre les violences, en vue de sauvegarder les acquis du Projet sur les violences basées sur le genre, au sein de l’Eglise et la société, qui tire vers sa fin et qui fut lancé en mars 2013, avec l’appui de l’Eglise évangélique de la Norvège.
La politique mise en œuvre par l’E.e.c a cinq axes stratégiques. Le premier axe vise la prévention des violences au sein de l’Eglise et dans la société. Le deuxième porte sur l’amélioration de l’accès aux services de prise en charge et d’accompagnement des victimes. Le troisième axe focalise son action sur le renforcement des capacités des ecclésiastiques et des laïcs. Le quatrième s’intéresse à la coalition des compétences contre les violences et le conseil œcuménique et enfin le cinquième a pour objet de faire le plaidoyer pour la mobilisation des ressources.
En tant que vice-coordonnateur du comité de pilotage de la politique sur les violences basées sur le genre, le pasteur Guy Loko Elenga a dégagé l’intérêt de ce combat: «Les violences basées sur le genre, nous les côtoyons tous les jours et nous recevons des cas dans les paroisses. Nous comprenons que nous sommes dans un feu et nous ne menons pas ce combat pour arrêter ce feu. Il est sûr qu’il va nous dévorer plusieurs personnes, parce que les violences se présentent sous plusieurs formes, même dans les familles, dans les maisons auprès des enfants. Il y a des enfants qui sont parfois confiés à certains parents, à un frère, à une sœur. Il y a des choses effroyables qui se passent en sourdine et les parents géniteurs de ces enfants ne savent pas. C’est pourquoi, au niveau de l’Eglise, étant conscients de tout ce qui se passe, puisque nous recevons les patients tous les jours au cours des accompagnements, nous sommes témoins de ces violences. Voilà pourquoi l’Eglise n’a pas voulu restée silencieuse. Il faut qu’elle s’engage pour mener ce combat. Au niveau de l’Eglise, nous avons adopté depuis 2018 une politique accompagnée d’un plan stratégique portant sur la formation des pasteurs, des enseignants dans nos écoles protestantes et tous les laïcs qui travaillent au sein de l’Eglise».

Martin
BALOUATA-MALEKA

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