Il s’est tenu du 28 au 29 octobre 2021, à l’Hôtel Saint-François (siège de l’Acérac) à Brazzaville, un atelier d’appui technique à la mise en œuvre des recommandations de l’examen périodique universel du Congo (Epu). Organisé par le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) et le gouvernement, cet atelier était ouvert lors d’une cérémonie coprésidée par Aimé Wilfried Bininga, ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, et Chris Mburu, coordonnateur résident du système des Nations unies en République du Congo. C’était en présence de Mme Inès Bertille Nefer Ingani, ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, et de Mme Emma Ngouan Anoh, représentante-résidente du Pnud au Congo.

L’atelier d’appui technique à la mise en œuvre des recommandations de l’examen périodique universel du Congo (Epu) s’est tenu dans le but d’assurer une protection effective des droits de l’homme dans les pays du monde en général et au Congo en particulier. Des mécanismes internationaux ayant mandat de veiller à la traduction, dans la pratique, des dispositions des textes internationaux des droits de l’homme ont été institués par les Nations unies. Il s’agissait aussi de réexaminer les recommandations telles que formulées par les pays membres du Conseil des droits de l’homme.
Pour Chris Mburu, l’examen ou l’évaluation périodique universelle revêt une importance capitale pour le gouvernement, d’autant qu’il a même figuré dans le discours du Président de la République sur l’état de la Nation du 23 décembre 2020. Or, «celui qui se soumet à l’évaluation cherche à mesurer le progrès», a-t-il fait savoir.
Il est vrai que le Congo dispose d’un cadre normatif et législatif en matière des droits de l’homme. Mais, il est difficile d’évaluer son application, à cause du «déficit dans le reportage», a-t-il souligné. C’est ainsi qu’il a plaidé pour la mise en place d’un mécanisme national qui aura en charge d’élaborer les rapports nationaux, de traiter des droits de l’homme et du suivi de la mise en œuvre des recommandations.
Pour le ministre Bininga, au titre de la coopération technique avec les mécanismes internationaux et régionaux des droits de l’homme, la recommandation 130.30 invite la République du Congo à «solliciter l’appui international nécessaire pour accroître la capacité de protection et de promotion des droits de l’homme». En initiant cet atelier, les Nations unies, par l’entremise du «Centre des Nations unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de cette résolution», a-t-il conclu.

J. M.NK.