La célébration de la journée nationale de l’arbre, le 6 novembre dernier, a donné l’occasion au Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, de procéder au lancement officiel, à Ngo, dans le Département des Plateaux, du Projet Bacasi (Batéké carbone sink), mis en œuvre pour une durée de 20 ans, par le Groupe Total nature based solution, dans le cadre de la responsabilité sociétale et environnementale du Groupe Total. A la clé, le projet va générer environ 1.200 emplois directs et 200 emplois indirects, et il impactera entre 7.000 et 10.000 personnes.

A peine lancé, le Projet Bacasi fait déjà l’objet de revendications. Et pour cause, les propriétaires fonciers n’auraient pas trouvé leurs comptes. Mais, au lieu de se rapprocher de l’administration, ils choisissent de vouloir mettre le feu à travers une communication incendiaire contre le projet et le gouvernement.
Revenons d’abord au projet! Qu’est-ce qu’un puits carbone? On sait que les arbres rejettent l’oxygène dont les êtres vivants ont besoin et emmagasinent le carbone qui est un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement du climat. Donc, une forêt, ensemble d’arbres, est considérée comme un puits carbone. En raison de la lutte contre le réchauffement climatique devenue un grand enjeu pour la survie de la planète terre, la préservation des forêts est une exigence qui s’impose de plus en plus à l’humanité. Et faire naître des forêts est une contribution précieuse à la lutte contre le réchauffement climatique.
C’est toute l’importance du Projet Bacasi, qui est en train d’être réalisé sur 40.000 hectares, dans la réserve foncière de l’Etat, entre la Léfini et Ngo-centre. On va y planter des arbres pour faire pousser une forêt, en vue, pour le Groupe Total énergies, non pas de viser la commercialisation des crédits carbone qui en seront issus, mais d’abord de compenser ses émissions de gaz à effet de serre issus de ses activités pétrolières au large du Kouilou. L’investissement est de l’ordre de 250 millions de dollars (soit environ 150 milliards de francs Cfa).
Pour réaliser ce projet, la société T.n.b.s (Total nature based solutions), filiale du groupe Total énergies, a signé, le 12 mars 2021, une convention de partenariat avec le gouvernement représenté par le ministre d’Etat Pierre Mabiala (affaires foncières), les ministres Roger Rigobert Andély (finances), et Rosalie Matondo (économie forestière), sous la supervision du ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou. Contrairement à ce qui est dit, Mme Matondo n’est pas seule à engager le gouvernement congolais dans ce projet.
Qu’est-ce que l’Etat et les populations de la zone concernée peuvent tirer de ce projet? Pour l’Etat, il y a des recettes fiscales directes. Pour les populations riveraines, en plus des emplois, il sera créé un Fonds local destiné à financer des micro-projets. En somme, les retombées économiques, sociales et environnementales attendues de ce projet vont inévitablement contribuer à la diversification de l’économie nationale, partant, au développement du pays. Et là, on est dans le concret et non dans les promesses. Car Bacasi n’est pas un projet du gouvernement. C’est un projet privé du Groupe Total énergies, pour lequel le gouvernement a facilité la mise en œuvre au nom de la diversification économique et de la lutte contre le chômage. Si les familles propriétaires foncières de Ngo ont des revendications spécifiques, elles peuvent s’adresser directement à l’administration. On finira toujours par trouver un terrain d’entente. C’est ce qui est souhaitable au regard de l’importance de ce projet dans le District de Ngo.

Urbain NZABANI

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