Pour Willy Ngoyi Nzamba, candidat aux élections législatives et locales, la solution à la sempiternelle dégradation du réseau routier, particulièrement des voiries urbaines au Congo, passe par la création d’une entreprise nationale de travaux publics. C’est l’un des plaidoyers que le spécialiste des questions numériques fera, si les électeurs de la deuxième circonscription de Loandjili, à Pointe-Noire, lui confèrent le statut de député ou de conseiller départemental et municipal de Pointe-Noire, lors des élections législatives scrutin du 4 et 10 juillet 2022.
En dépit de ses maigres moyens logistiques, Willy Ngoyi Nzamba a effectué, le 30 juin dernier, huit descentes dites de proximité auprès de ses partisans dans le Quartier Mbota de l’arrondissement 4 Loandjili. «Je suis venu échanger avec vous, mes parents. Et quand on vient rencontrer les parents, on doit s’abstenir des exigences protocolaires», déclarait le candidat à ses interlocuteurs.

Willy Ngoyi Nzamba satisfait de l’accueil.
Willy Ngoyi Nzamba satisfait de l’accueil.

Et c’est lors de ces échanges que Willy Ngoyi Nzamba a déballé son agenda, au cas où il est élu député. «Si je suis élu, je proposerai la création d’une entreprise nationale de travaux publics», a-t-il promis. En applaudissant l’orateur, les populations de Mbota ont dû se rappeler que la longue Avenue Mgr Ernest Kombo, qui part du Marché central de Pointe-Noire à Mbota, est impraticable à partir du lieudit Terminus Carlos jusqu’au Cimetière Mongo-Kamba. En plus, cette avenue n’est que la face cachée de la situation lamentable des voiries urbaines et du réseau routier congolais en perpétuel délabrement.
Né en 1972, à Pointe-Noire, licencié en journalisme de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville et diplômé d’universités françaises, Willy Ngoyi Nzamba semble nostalgique de l’ancienne R.n.t.p (Régie nationale des travaux publics. Une structure publique qui, dans les années 70 et 80, s’est illustrée dans la création des pistes rurales, la réhabilitation des ouvrages et le maintien des voiries dans les grandes villes du pays. «Cette société a fait du bien. Et on n’avait pas des routes en déliquescence comme aujourd’hui», se souvient Guy Bassangui, témoin de la «belle époque de la R.n.t.p».
Mais, du fait de la crise économique liée non seulement à la chute des cours du pétrole mais aussi à une gouvernance pas trop rassurante, la R.n.t.p, qui est par la suite devenue Ocer (Officie congolais de l’entretien routier), a dû battre de l’aile et a fini par être liquidée à partir des années 1990. Et jusqu’ici, les droits des ex-travailleurs ne sont pas payés en totalité.
Pour Willy Ngoyi, il faut reconduire cette expérience de la R.n.t.p. «L’entreprise, dont j’entends faire la proposition, résoudra le problème de construction, de maintenance et d’entretien du réseau routier et de toutes les infrastructures publiques», a proposé l’actuel conseiller au numérique du ministre de l’enseignement technique.
Le candidat s’est, également, proposé de défendre le projet sur la gouvernance électronique au Congo, afin d’apporter des solutions à plusieurs problèmes auxquels est confronté notre administration, parmi lesquels le difficile accès aux statistiques à la traçabilité des données. M. Ngoyi a aussi promis de faire une proposition de loi sur la prise en charge des jeunes désœuvrés. À l’échelle locale, candidat aux locales à Loandjili, il s’est proposé de rétrocéder 20% de ses émoluments de député, afin de financer des projets commerciaux, agropastoraux et artisanaux des populations de sa circonscription. Bonne chance à lui!

John NDINGA-NGOMA

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