Transport aérien

Deux adolescents dans le fuselage du train d’atterrissage d’un avion d’Air France

Il s’est passé un fait singulier le jeudi 6 octobre 2022, dans le transport aérien entre Brazzaville et Kinshasa, les deux capitales les plus rapprochées au monde. En effet, deux adolescents de 9 et 12 ans ont été découverts, vers 19h, à l’Aéroport international de Ndjili (desservant la ville de Kinshasa), dans le compartiment du train d’atterrissage d’un avion d’Air France ayant décollé de l’Aéroport international Maya-Maya à Brazzaville. L’avion avait marqué une escale dans la capitale de la RD Congo pour embarquer les passagers de cette ville et mettre le cap sur Paris, en France.

Comment ces adolescents ont-ils pu réussir un tel exploit, malgré les conditions de sécurité aéroportuaire? Ils ont atteint la piste de l’aéroport où l’avion était stationné, à travers le système de canalisation et des tuyaux, avant d’accéder sur le tapis roulant des bagages et atteindre l’aéronef. L’obscurité due au déficit d’électricité et l’herbe haute leur ont permis d’échapper à tout regard. Il ne leur restait plus qu’à s’engouffrer dans le logement d’un train d’atterrissage pour leur aventure rêvée vers l’Europe. Ils ignoraient évidemment qu’ils allaient y perdre la vie, en raison des conditions météorologiques, à cause du froid et du manque d’oxygène. Le 10 octobre 2003, à Roissy Charles de Gaulle, le corps d’un jeune congolais était retrouvé congelé, dans le compartiment du train d’atterrissage d’un Airbus d’Air France en provenance de Brazzaville.

Les deux passagers clandestins d'Air France, après l'échec de leur aventure.
Les deux passagers clandestins d’Air France, après l’échec de leur aventure.

Heureusement pour nos deux adolescents, le vol d’Air France ayant quitté Brazzaville passait par Kinshasa, deux villes proches, séparées par le Fleuve Congo. L’avion ne monte pas très haut en altitude pour relier les deux aéroports. Raison pour laquelle ils sont arrivés vivants à Ndjili. Aussitôt informé, l’ambassadeur du Congo à Kinshasa les a récupérés pour les renvoyer à Brazzaville le lendemain, par bateau.

Cette aventure est venue brusquement rappeler que les conditions de sécurité doivent être renforcées à l’Aéroport international Maya-Maya, car avec l’histoire de ces deux adolescents ayant voulu tenter une aventure en France, on a frôlé le pire. S’ils avaient seulement la mission de plastiquer l’aéronef… Imaginons la suite!

Urbain NZABANI

 

 

 

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