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lun 4 juillet 2022
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Département de la Cuvette : Sept gendarmes gabonais arrêtés à Boundji et reconduits à la frontière

Alors que le Président Denis Sassou-Nguesso séjournait, du 8 au 16 mars 2022, à Oyo, dans le cadre du treizième anniversaire de la disparition de sa fille aînée, Mme Edith Lucie Bongo Ondimba, ancienne Première dame du Gabon, sept gendarmes gabonais, dont un colonel, patron de la compagnie de gendarmerie de Mvengué (Haute-Ogooué), à Franceville, ont été arrêtés à Boundji, prétextant qu’ils étaient invités à un mariage. Ils n’ont pu dire ni le lieu du mariage, ni le nom de la famille qui les aurait invités. Selon les officiers congolais qui les ont interpellés, la présence de ces sept gendarmes en terre congolaise était un signe de provocation, au moment où les relations entre Brazzaville et Libreville sont teintées de méfiance. Il pouvait s’agir d’un commando ayant l’intention de perturber la paix dans cette partie du pays, surtout que le Chef de l’Etat congolais se trouvait à Oyo, estiment-ils.

Entrés illégalement par Lekety (Département de la Cuvette-Ouest), à bord de trois véhicules arborant des plaques minéralogiques gabonaises et leurs armes, les sept gendarmes gabonais, dont le commandant de gendarmerie de Bongoville, le commandant de Lekony, et celui de Kabala, en compagnie du colonel commandant la compagnie de gendarmerie de Mvengué, auraient refusé de se faire contrôler aux différents postes de police jusqu’à leur arrivée à Boundji où les services de l’immigration les ont empêchés de poursuivre leur route, en leur exigeant les documents leur ayant permis d’entrer au Congo. Aussitôt, ils ont joint le délégué de la C.i.d (Centrale d’intelligence et de documentation), ex-D.d.s.t, en mission à Oyo.
Arrêtés, les sept gendarmes ont été conduits à Owando, chef-lieu du Département de la Cuvette, dans les locaux de la C.i.d, pour être entendus sur les raisons de leur présence en terre congolaise, sans remplir les formalités d’entrée en territoire congolais. N’ayant pas convaincu sur les raisons de leur présence au Congo, les autorités congolaises ont demandé de les reconduire à la frontière, le même jour.
Libreville s’est abstenue de tout commentaire dans cette affaire. Une délégation des Fac (Forces armées congolaises) s’était rendue à Libreville, pour échanger avec les autorités gabonaises sur cette affaire.
Cette incursion relance la question de la porosité des frontières congolaises. Il y a quelques mois, du côté de Kimongo, dans le Département du Niari, les populations étaient surprises par la présence de soldats angolais dans leur localité. Le même phénomène s’était déjà produit dans un village de Tchiamba-Nzassi (Département de Pointe-Noire), frontalier de l’enclave du Cabinda, occasionnant un incident sanglant avec l’assassinat du chef de village et de son secrétaire.
Le Congo devrait être exigeant sur le contrôle de ses frontières, pour éviter ce genre de phénomènes où des étrangers armés peuvent faire irruption sur son territoire.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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