Communication

Le C.s.l.c s’élève contre le piratage, les fausses nouvelles et la diffamation

Dans une déclaration publiée à Brazzaville, à l’issue de sa réunion du jeudi 27 octobre 2022, à Brazzaville, le collège des membres du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), sous la direction de son vice-président Jean-Pierre Goma assurant l’intérim du président Philippe Mvouo, s’est élevé contre le piratage, la diffusion de fausses nouvelles et la diffamation. Cette réaction fait suite au piratage et la diffusion en ligne, par des inconnus, il y a quelques jours, de la manchette du journal «Le Troubadour» édité à Brazzaville.

Pour s’attaquer aux autorités congolaises, des internautes malicieux piratent des médias locaux. «Journal d’investigation, d’analyse et d’information générale légalement constitué et édité depuis Brazzaville, Le Troubadour est victime, à plusieurs reprises, de piratage de sa manchette, pour la diffusion de fausses nouvelles ciblant des officiers de la Force publique et des personnalités politiques. Récemment, le vice-amiral Jean-Dominique Okemba, secrétaire général du Conseil national de sécurité (C.n.s) et conseiller spécial du Président de la République, en a été victime», souligne la déclaration du C.s.l.c.

A gauche, Le Troubadour libéré, journal pirate publié en ligne. A droite, Le Troubadour Libéré, journal pirate.
A gauche, Le Troubadour libéré, journal pirate publié en ligne. A droite, Le Troubadour Libéré, journal pirate.

Même si le journal piraté a été baptisé «Le Troubadour Libéré», la reprise de la typographie et de ses couleurs renvoie à la manchette du journal «Le Troubadour» dont le directeur de publication est François Bikindou. Ce qui constitue un acte de piratage avéré et donc réprimé par la loi. Dans le contenu de cette première page piratée, il y a des titres comme: «Imposture au sommet de l’Etat: Jean-Dominique Okemba, l’amiral sans bateau, est-il congolais?»; «Qui connaît la mère de J.d.o, son père ou à défaut ses aïeux?»; «Par quelle voie Jean-Dominique Okemba, l’amiral sans bateau, est-il devenu Congolais?».

Dans sa déclaration, le C.s.l.c a prévenu qu’il assurera, contre vents et marées, sa mission d’«empêcher et de réprimer la manipulation de l’opinion publique à travers les médias, de protéger les institutions nationales contre toutes formes de déstabilisation à travers les médias et les populations contre les pollutions informationnelles de nature à saper la paix et l’unité nationale».

Signalons que cette affaire a été instruite au niveau du C.s.l.c, par la Commission administrative et juridique, chargée de la déontologie et de l’éthique, que dirige le haut-conseiller Joachim Mbanza et dont le haut-conseiller Dominique Asie est le rapporteur. Ci-après l’intégralité de la déclaration du collège des membres du C.s.l.c, lue par la secrétaire-comptable et rapporteur du C.s.l.c, Mme Isabelle Agnès Nioko.

Urbain NZABANI

Déclaration sur le piratage du Troubadour

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