Edifier les Congolais sur les questions judiciaires, à travers la mise en scène des procès fictifs diffusés par la chaîne de télévision D.r.t.v, c’est l’objectif de l’Association D.c.3.m (Dynamique congolaise pour la conscientisation du citoyen par le droit), que dirige Christian Loupé Matondo. Cette association a organisé, samedi 29 janvier 2022, à l’E.n.s (Ecole normale supérieure) de l’Université Marien Ngouabi, à Brazzaville, le premier spectacle qui fera l’objet de leur première émission sur D.r.t.v.

Le spectacle était donné par Christian Loupé Matonto et cinq autres étudiants en droit, responsables dans son association. Il a permis aux trois spécialistes de droit, notamment Destin Matsiona, magistrat, maîtres Dominique Tsiba et Quenum Mathilda, avocates au barreau de Brazzaville, d’apprécier leur prestation dans un procès sous forme de spectacle grand public, donnant ainsi un aperçu du procès qui fera l’objet de leur première émission sur D.r.t.v.
Les spectateurs étaient les autres étudiants de la Faculté de droit.
Créer en 2021, l’association est née de la volonté de ce groupe de six étudiants en droit de l’Université Marien Ngouabi qui veut accompagner les pouvoirs publics dans la conscientisation et la responsabilisation des citoyens en matière de droit. La Dynamique congolaise pour la conscientisation du citoyen par le droit veut, en effet, apporter, à travers les spectacles diffusés par D.r.t.v, des éclaircissements sur des problèmes juridiques souvent mal interprétés par bon nombre de compatriotes.
Selon Christian Loupé Matondo, l’information juridique doit être vulgarisée. «Nous voulons généraliser l’information juridique, de telle sorte qu’elle soit accessible à tout le monde. On voit se développer, au Congo, le phénomène des ‘‘bébés noirs’’ (appellation des jeunes délinquants). Et si nous organisons des procès fictifs sur la délinquance juvénile, cela servira de leçon aux personnes qui seraient tentées de se lancer dans cette démarche qui n’honore pas la jeunesse de notre pays».
Notons que dans un pays comme le nôtre où les gouvernants ne cessent de fustiger les antivaleurs qui ternissent l’image de nos institutions, ces initiatives d’édifier la communauté sur des questions judicaires méritent d’être encouragées pour que la notion du droit et le respect strict des lois soient ancrés dans les habitudes des Congolais.

Roland KOULOUNGOU

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