La 22ème édition de la Coupe du monde de football seniors hommes, organisée par la Fifa (Fédération internationale de football association) que dirige depuis février 2016, l’Italien Gianni Infantino, s’ouvre dimanche 20 novembre 2022, au Qatar, petit émirat très riche du Moyen-Orient, d’une superficie de 11.586 km² (même pas la moitié du Département du Pool qui fait 33.955 km²), avec une population d’environ 3 millions d’habitants et Doha comme capitale. Le premier match oppose le pays d’accueil, le Qatar, à l’Equateur.

32 sélections nationales, venues des cinq confédérations continentales prennent part à cette compétition mondiale. Elles sont réparties dans 8 groupes de quatre équipes chacun. Les pays africains qui y participent sont:
– le Cameroun (pour la 8ème fois);
– le Maroc (6ème fois);
– la Tunisie (6ème fois);
– le Ghana (4ème fois);
– le Sénégal (3ème fois).
Le Nigéria, l’Egypte et l’Afrique du Sud, trois autres grandes Nations africaines de football n’y sont pas. Quant au Congo, il court toujours derrière une première participation qui est loin d’arriver.
Au total, les matches se déroulent dans huit stades dont six ont été nouvellement construits et deux autres rénovés. Dotés, tous, d’un système de climatisation, pour lutter contre les températures extrêmes du pays, six ont une capacité d’accueil de 40 mille places, un de 60 mille et le plus grand a une capacité de 80 mille places.
Mais, le Qatar, pays très riche par l’exportation du gaz et du pétrole, subit d’importantes critiques sur l’organisation de cette grande messe sportive mondiale, à cause des conditions de travail dégradantes auxquelles les ouvriers des chantiers de la Coupe du monde ont été soumis. Il y a eu un taux de mortalité important d’ouvriers dans les chantiers. Le problème des droits de l’homme est tellement préoccupant au Qatar que des initiatives de boycott de la Coupe du monde ont vu le jour à travers le monde. Malgré cela, l’évènement se tient. Il est clair que la réussite technologique du gouvernement qatari dans l’organisation de cette fête mondiale sportive est altérée par les critiques sur les droits de l’homme. Si un pays africain pouvait remporter cette compétition, peut-être que le Qatar aura gardé son originalité jusqu’au bout. Pour l’instant, place au ballon rond et bonne chance à tous!
Luze Ernest BAKALA