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sam 3 décembre 2022
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Cop26 : Glasgow, un compromis qui ne fait pas l’affaire des pays pauvres

La conférence de Glasgow sur les changements climatiques, appelée Cop26, s’est déroulée du 1er au 13 novembre dans la capitale écossaise, au Royaume-Uni. Une grande délégation congolaise de près de 70 personnes, conduite par le Président de la République, lui-même, y a pris part. Elle s’est achevée par la signature, in extremis, d’un accord appelé «Pacte de Glasgow pour le climat». Mais, ce compromis, qui fixe la limite du réchauffement climatique à 1,5°C au lieu des 2°C visé au départ, est critiqué particulièrement par les O.n.gs. Il est sans réponse aux demandes d’aide financière des pays en voie de développement appelés à conserver les massifs forestiers qui servent de puits de carbone à l’humanité.

La conférence internationale sur les changements climatiques organisée par les Nations unies et qui a connu la participation des délégations de 197 pays à travers le monde s’est achevée à Glasgow sur une note qui suscite peu d’espoir pour les pays pauvres. Malgré le retour des Etats-Unis et l’engagement de son Président démocrate, Jo Biden, on a du mal à faire bouger les lignes pour éviter à la planète une catastrophe climatique annoncée.
Après le sommet des Chefs d’Etat, du 1er au 2 novembre et les négociations entre délégations, du 3 au 13 novembre, l’adoption, dans la douleur, d’un accord qui pointe au service minimum sur la question houleuse de la limitation des températures et de l’aide aux pays pauvres donne à Glasgow un succès mitigé.
Pour le Président de la République, il y a même lieu de dire Glasgow n’a pas apporté grand-chose de plus. Denis Sassou-Nguesso, qui a fait le plaidoyer du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, n’a pas eu le retour espéré des pays industrialisés pollueurs, en dehors des promesses déjà annoncées. De plus en plus, la place du Bassin du Congo est reconnue dans la régulation du climat comme second réservoir de carbone dans le monde.
Mais, sur les dix pays qui s’étaient engagés à mobiliser 10,3 milliards d’euros de fonds publics entre 2021 et 2025, dont 1,3 milliard d’euros réservés aux forêts du Bassin du Congo, on attend toujours la concrétisation de leurs engagements. La commission climat du Bassin du Congo avait choisi la B.d.e.a.c (Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale), comme institution financière chargée de la gestion des financements destinés au Fonds bleu du Bassin du Congo. «Exiger de nous un ralentissement de notre développement pour que la planète respire mieux serait, en effet, profondément injuste et même immoral», a lancé le Président Sassou-Nguesso à la tribune de Glasgow. L’écho de son propos ne semble pas encore avoir décidé les pays industrialisés, gros émetteurs de gaz à effet de serre, qui rechignent à prendre leur responsabilité jusqu’au bout, afin d’éviter le pire à l’humanité. La concrétisation des promesses ne suit pas. Il faudrait encore beaucoup de patience, mais le temps presse. Décidément, la sortie des énergies fossiles pour les énergies renouvelables est une révolution que l’humanité aura du mal à faire.

Jean-Claude DIATOU

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