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Coordination nationale de gestion de l’épidémie de covid-19 : Les aides sociales liées à l’épidémie pour les ménages et les entreprises ont commencé

Coordination nationale de gestion de l’épidémie de covid-19 : Les aides sociales liées à l’épidémie pour les ménages et les entreprises ont commencé

La Coordination nationale de gestion de l’épidémie de covid-19 a tenu sa 12ème réunion jeudi 5 novembre 2020, par visio-conférence, de 10h à 12h, sous le patronage du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, en séjour à Oyo. Au cours de cette réunion, un point a été fait sur les aides sociales promises par le gouvernement pour contrer les effets économiques de la lutte contre la pandémie de covid-19. En effet, le ministre d’Etat Gilbert Ondongo a rappelé qu’au moment du déclenchement de l’épidémie en mars 2020, le gouvernement avait décidé de mettre en place plusieurs types d’aides sociales, notamment des transferts monétaires aux populations les plus vulnérables ainsi que la prise en charge, en totalité ou en partie, des revenus des actifs mis au chômage forcé ou au chômage technique. Voici un extrait du compte-rendu de cette réunion, fait par le ministre Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement.

Les transferts monétaires aux populations vulnérables

A la suite des réunions précédentes de la Coordination nationale de gestion de l’épidémie de covid-19, le gouvernement avait résolu d’apporter une aide, sous forme de transferts monétaires, aux populations les plus démunies et à celles qui devaient perdre ou connaître une baisse significative de leur pouvoir d’achat du fait du confinement. La décision avait été prise de sélectionner, dans un premier temps, 200.000 ménages appelés à bénéficier de cette aide. La clé de répartition retenue avait été de:
– 100.000 ménages de Brazzaville et Kintélé;
– 60.000 ménages de Pointe-Noire
– et 40.000 ménages pour tous les autres départements, en tenant compte à la fois du poids démographique de la zone considérée et du degré de vulnérabilité des populations de chaque département.
Sur cette base, le Ministère en charge des affaires sociales a retenu une ventilation par département, commune et district. Le montant net à transférer était de 10 milliards F. Cfa, à raison de 50.000 F. Cfa par ménage. A ce jour, la situation des paiements se présente ainsi qu’il suit:

Ménages ayant déjà bénéficié du paiement pour un total de 785 millions de francs Cfa:
– Poto-Poto: 170.408 ménages: 70.400.000 F. Cfa;
– Kintélé: 2.967 ménages: 148.350.000 F. Cfa;
– Anciennes zones Lisungi: 11.325 ménages: 566.250.000 F. Cfa.

Ménages en cours de paiement depuis le 8 octobre 2020, pour un total de 818.500.000 F. Cfa:
– Bacongo: 6.988 ménages pour 349.450.000 F. Cfa;
– Ouénzé: 9.381 ménages pour 469.050.000 F Cfa.
Paiements programmés pour le mois de novembre 2020 pour un total de 1.817.750.000 F. Cfa:
– Talangaї: 20.799 ménages pour 1.039.950.000 F. Cfa;
– Makélékélé: 15.556 ménages: 777.800.000 F. Cfa.
Il convient de noter que ces opérations couvrent 68.424 ménages, avec la couverture attendue de 131.000 autres, ce qui nécessitera une mobilisation de ressources financières de l’ordre de 6 milliards 500 millions francs Cfa.

Compensation des revenus perdus des actifs

Les actifs dont la situation a été examinée par la Coordination nationale sont ceux qui exerçaient une activité générant un revenu, dans les secteurs dits formel et informel, avant la survenue de l’épidémie. Ce sont plus d’un million de personnes qui ont perdu une partie ou tous leurs revenus pendant la période de confinement. Les moyens financiers à mobiliser étant trop importants par rapport aux ressources publiques disponibles, la coordination propose que l’effort financier porte principalement sur la compensation des salaires des employés qui avaient été mis au chômage technique pendant le confinement.
Suivant les données du Ministère en charge du travail, 4.451 salariés, employés par 106 entreprises, sont concernés, pour un coût total d’environ 1 milliard 500 millions de francs Cfa. La Coordination nationale suggère que cette somme soit versée aux entreprises, par débit du compte du Fonds national de solidarité. Les entreprises listées se chargeront de payer les salariés concernés.
Enfin, la coordination relève le fait qu’au-delà des travailleurs qui étaient en situation de chômage technique, il y a les propriétaires et les salariés des entités dont les activités demeurent fermées jusqu’à ce jour. Il s’agit notamment des boîtes de nuit et autres lieux de danse. Aussi, la coordination propose que soit envisagée une compensation partielle des revenus perdus par les actifs de ces entités. Il pourrait en être de même des actifs des entités autorisées à reprendre leurs activités, mais qui n’arrivent pas à redémarrer, faute de trésorerie.
Au final, la Coordination nationale propose un examen au cas par cas des différentes situations, afin d’évaluer les montants à engager pour la compensation partielle des revenus perdus par les actifs concernés.

Des recommandations de la Coordination nationale

La Coordination nationale recommande des mesures de lutte contre la propagation de la maladie ainsi que des mesures d’ordre social à apporter aux différentes catégories des populations résidant sur le territoire national:

– accélérer la réalisation des transferts monétaires aux populations vulnérables;
– verser dans les meilleurs délais aux salariés dûment recensés, par le truchement de leurs entreprises, l’équivalent de deux mois de revenus perdus du fait de leur mise au chômage technique (avril et mai 2020). Le paiement pourrait s’étaler sur deux mois;
– compenser, en partie, les pertes de revenus des propriétaires et employés des entités économiques fermées depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire;
– prendre en charge, pour un trimestre au maximum, une partie de la masse salariale des entités économiques, triées en fonction du nombre de leurs employés, de leur utilité sociale et de leur apport à la vie économique, qui éprouvent des difficultés à relancer leurs activités de production.

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l'horizonafricain

L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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25 novembre 2020, 14: 47

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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