Intensifier et diversifier les exportations de produits congolais vers les pays de l’Union européenne, en utilisant le schéma de préférences généralisées, c’est l’objectif de l’atelier organisé à l’attention des directeurs généraux des structures étatiques et privées, des opérateurs économiques, des universitaires, mercredi 13 octobre 2021, à l’Hôtel Radisson Blu, à Brazzaville, sous la direction du ministre d’Etat Pierre Oba, ministre des industries minières et de la géologie, et de Giacomo Durazzo, nouvel ambassadeur de l’Union européenne au Congo, en présence de Mme Olga Ingrid Eboucka-Babackas, ministre de l’économie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale. Il faut souligner que l’Union européenne est le deuxième partenaire commercial le plus important du Congo.

Dans son allocution, Giacomo Durazzo a indiqué que «le commerce peut apporter une contribution importante à la diversification économique et à la création d’emplois au Congo. L’atelier d’aujourd’hui est une étape importante pour le partenariat Congo-U.e, dans lequel nous sommes engagés à accompagner le gouvernement dans ses efforts pour la transition économique et le développement du secteur privé». «La diversification économique est un défi central pour le Congo. Celle-ci est, plus que jamais, une nécessité au regard de la grande vulnérabilité du Congo face aux chocs extérieurs», a-t-il poursuivi.
Ouvrant les travaux de l’atelier, le ministre d’Etat Pierre Oba, représentant son collègue en mission, le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou, ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation, a indiqué que «la pandémie à coronavirus a bouleversé toutes les économies de la planète. Cet atelier permettra de mieux comprendre les relations entre le Congo et l’Union européenne».
Pendant l’atelier, les 120 participants ont suivi des communications en présentiel et aussi en visio-conférence, pour mieux connaître le schéma de préférences généralisées de l’Union européenne, un régime tarifaire qui accorde aux pays en voie de développement éligibles, un accès au marché européen à des droits d’importation réduits ou nuls.
Avec 16 intervenants, les participants ont discuté des relations commerciales entre le Congo et les pays de l’Union européenne, dans le cadre du schéma de préférences généralisées ainsi que du potentiel d’exportation inexploité.
L’atelier a été aussi l’occasion, pour les participants, de discuter des opportunités commerciales au sein de l’Union européenne. Il a permis d’identifier les secteurs dans lesquels il existe un potentiel commercial inexploité et où les exportateurs congolais peuvent bénéficier des tarifs nuls ou réduits, dans le casdre du schéma de préférences généralisées.
Paul Obambi, homme d’affaires et président de la Chambre de commerce d’industrie et d’artisanat de Brazzaville, a rappelé que les problèmes posés aujourd’hui ont été posés «il y a 25 ans et sont restés sans suite. Donc, il faut bien les identifier, afin d’en donner des réponses».
Les hommes d’affaires ont aussi été informés de la dotation prochaine des laboratoires de la L.c.d.e (La Congolaise des eaux) et du Cript en matériels de haute qualité, afin de permettre l’analyse des produits liquides.
Ces rencontres ont permis aux exportateurs congolais de souligner les défis et les obstacles auxquels ils sont confrontés lorsqu’ils exportent vers le marché européen, a-t-on appris.
L’assistance a reconnu que les produits congolais actuellement exportés vers l’Union européenne sont: le pétrole, le cuivre, le bois et la plupart de leurs dérivés. Ils bénéficient déjà de droits d’importation nuls en vertu du principe de la Nation la plus favorisée.
L’atelier de Brazzaville a aussi débattu, dans un climat constructif, du lien entre le commerce, le schéma de préférences généralisées et le développement économique durable.

Chrysostome FOUCK-ZONZEKA

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