Aimé Ange Wilfrid Bininga, ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, et François Barateau, ambassadeur de France au Congo, ont procédé, mercredi 17 août 2022, au lancement officiel du Projet de renforcement de la chaîne pénale et de l’accès au droit au Congo, par la signature d’un protocole d’entente qui, selon le diplomate français, «incarne, une fois encore, cet engagement mutuel entre la République du Congo et la France, pour la promotion de la justice, l’amélioration de la gouvernance démocratique et la défense des droits humains».

Doté d’un budget de 500 mille euros (soit 328 millions de francs Cfa) sur deux ans, le Projet de renforcement de la chaîne pénale et de l’accès au droit au Congo contribuera à renforcer l’appareil judiciaire congolais, en facilitant l’accès des citoyens à la Justice, notamment des femmes victimes de violences basées sur le genre, et en consolidant le dialogue entre les acteurs essentiels de la chaîne pénale (policiers, magistrats, agents pénitentiaires).
Initié par l’Ambassade de France, il sera mis en œuvre par l’opérateur Expertise France. En complémentarité, l’Union européenne va mettre en œuvre, sous l’impulsion de l’Ambassade de France, un Programme d’appui à la professionnalisation de la police congolaise, dans sa programmation 2022-2027 qui poursuivra l’objectif d’améliorer les conditions de travail des policiers ainsi que les conditions d’accueil des justiciables.
Ces deux projets doivent permettre l’ouverture d’un dialogue concerté entre les différents acteurs de la chaîne pénale, autour de formations destinées à promouvoir des pratiques professionnelles en conformité avec la loi et les conventions internationales ratifiées par le Congo.
Le lancement du «Projet justice» incarne, une fois encore, l’engagement mutuel entre la France et le Congo, pour la promotion de la justice, l’amélioration de la gouvernance démocratique et la défense des droits humains, grâce au renforcement des capacités des acteurs judiciaires. Il réaffirme les valeurs fondamentales de toute République soucieuse de sa justice et marque le renouvellement d’un partenariat bilatéral, ambitieux et responsable, en matière d’amélioration de la gouvernance judiciaire au Congo.
Pour mémoire, depuis 1962, la France accompagne la volonté du Congo d’œuvrer à l’amélioration de son système judiciaire, avec la mobilisation de l’ensemble de ses outils de coopération tels que la formation, les échanges d’expertise et le soutien financier à des projets de développement. A titre d’exemple, ce sont plus 180 magistrats congolais qui ont été formés à l’Ecole nationale de la magistrature (Enam) comme auditeurs de justice et près de 350 autres qui ont suivi des formations courtes.
La mise en œuvre de ce projet d’appui au renforcement de la chaîne pénale congolaise est la traduction politique concrète, de l’engagement durable et fidèle de la France aux côtés du Congo pour l’amélioration de la gouvernance publique.

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