Le C.o.s (Comité d’orientation et de suivi) du C2d (Contrat de désendettement et de développement) a tenu, lundi 14 février 2022, à Brazzaville, sa cinquième réunion, pour relancer la dynamique de coopération entre le Congo et la France, dans le domaine des projets co-financés à travers le mécanisme du C2d. Présidée par Ludovic Ngatsé, ministre délégué au budget, en présence de Dieudonné Bantsima, président du conseil municipal, maire de Brazzaville, et Louis Berthelot, premier conseiller, chargé d’affaires à l’Ambassade de France, cette réunion a décidé d’accélérer le réapprovisionnement des comptes du C2d pour le financement des projets permettant d’améliorer les conditions de vie des populations. Le Congo doit réunir la somme de 37 milliards de francs Cfa avant juin 2022, pour relancer le fonctionnement du C2d.

Mis en place par décret présidentiel n°2011-357 du 20 mai 2011, le Comité d’orientation et de suivi du C2d.d (Contrat de désendettement et de développement) a tenu sa dernière réunion en 2018, il y a près de quatre ans. Selon ses principes, il doit se réunir deux fois par an, pour un bon suivi des projets retenus dans le cadre du C2d. Les réunions se tiennent sous la co-présidence du ministre congolais en charge des finances et de l’ambassade de France, avec la participation des membres représentant les autres départements ministériels, les responsables de la société civile et les élus locaux, pour assurer l’implication de toutes les parties prenantes au processus décisionnel.
Comme on peut le constater, ce relâchement n’a pas permis de réaliser, dans les délais, l’ensemble des projets retenus conjointement par le Congo et la France. C’est trop, alors que les populations souffrent de nombreux maux comme les érosions, les délestages d’électricité, les pénuries d’eau potable courante, les embouteillages dans la circulation routière, le mauvais fonctionnement des structures de santé, la surpopulation des élèves dans les salles de classe, etc.
Le C.2d est un formidable mécanisme financier qui permet de reconvertir la dette de certains pays à l’égard de la France, en financement des projets de développement. Le pays bénéficiaire d’un C2d comme le Congo-Brazzaville, continue d’honorer ses échéances de remboursement de dette. Mais, à chaque échéance remboursée, l’A.f.d (Agence française de développement) lui reverse la somme correspondante sous forme de don. Ce financement est destiné à des programmes de lutte contre la pauvreté, sélectionnés de commun accord entre les gouvernements français et congolais.
Au cours de la cinquième réunion, la présentation globale des projets a permis de prendre des décisions nécessaires à la bonne réalisation des travaux restants des projets. Les résultats sont remarquables, notamment avec la voie de la corniche entre la Case De Gaulle et l’Avenue Fulbert Youlou.
Louis Berthelot a attiré l’attention sur le paiement de l’échéance de juin 2022. «La reprise des remboursements des arriérés sur le C2d, à compter de mi-juin 2022, est important. Ces arriérés, d’un montant de 37 milliards de francs Cfa (soit 56,5 millions d’euros) ont été intégrés dans l’accord sur le différé de la dette signé en décembre 2020, entre la République Française et la République du Congo. Faute de remboursement de ces sommes, dès le mois de juin prochain, le mécanisme du C2d se trouvera bloqué, en raison d’un défaut de trésorerie sur le compte C2d, conduisant à l’arrêt des activités, faute de financement des différents projets».
Ludovic Ngatsé a promis que le Congo tiendra ses engagements. «Pour les projets qui restent encore à financer, le gouvernement s’engage à faire ce qui est de son ressort pour que les remboursements reprennent, conformément à l’initiative liés à la dette à partir de juin 2022», a-t-il déclaré. Il a souhaité que «pour le bon fonctionnement de tous les organes, il me parait impératif de garantir la tenue régulière des réunions du C.o.s et du C2d. Cela devrait contribuer à l’amélioration de la performance du C2d du Congo et ainsi faciliter l’atteinte des objectifs fixés. L’intégralité de l’enveloppe de 229 millions d’euros a été engagée à ce jour. Elle a servi à financer treize projets et deux fonds d’études de renforcement des capacités. Ce contrat accompagne les efforts de développement de notre pays, par le biais de remboursement des financements antérieurement contractés par le Congo».

Martin
BALOUATA-MALEKA

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