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Conseil de sécurité des Nations unies : L’embargo sur l’achat des armes par la RD Congo maintenu jusqu’en juillet 2023

Réuni, du 29 au 30 juin 2022, à New-York, aux Etats-Unis d’Amérique, le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé, pour un an, le régime de sanctions imposé à la RD Congo, relatif à l’embargo sur l’acquisition de matériels d’armement, l’interdiction de voyager et le gel des avoirs de certaines personnalités de la RD Congo, jusqu’au 1er juillet 2023. Après avoir boycotté le vote de cette résolution, la Chine, la Fédération de Russie et les trois pays Africains (Gabon, Ghana et Kenya), membres dudit conseil, qui s’attendaient à une levée des sanctions, ont dénoncé une «violation de la souveraineté» de la RD Congo et un moyen de limiter sa capacité à combattre les groupes armés qui sèment la terreur dans le Nord-Est du pays.

La situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo s’est récemment détériorée, avec de nombreuses victimes civiles et des déplacements de population causés par la résurgence des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), lourdement équipés et soutenus par le Rwanda, selon les autorités congolaises.
Affectées par l’embargo sur les armes et d’autres facteurs, les Forces armées de la RD Congo (F.a.r.d.c) n’ont pas une capacité de sécurité adéquate, face à la menace que représentent les groupes armés. C’est dans ce contexte que les cinq pays se sont abstenus, pendant le vote de cette résolution qui a tout de même été soutenue par dix autres membres du conseil, notamment le Brésil, le Mexique, les Emirats Arabes Unis et l’Inde.
Pour le représentant de la Fédération de Russie, Vassily Nebenzia, «les sanctions du conseil devraient mieux refléter la situation sur le terrain et contribuer au processus politique, tout en étant régulièrement révisées et modifiées, jusqu’à leur suppression complète». Avant de poursuivre, en disant: «Bon nombre d’entre eux ne correspondent plus à la situation réelle, interfèrent avec les projets des gouvernements nationaux en matière de construction de l’État et de mise en place de forces armées et de structures de forces efficaces et ne servent plus qu’à exercer des pressions sur les gouvernements en place d’États souverains».
Dans son discours, mercredi 29 juin dernier, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Mme Bintou Keita, représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu en RD Congo, a fait savoir que les rebelles du M23 étaient mieux équipés et armés que la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation de la RD Congo (Monusco). Dans ce contexte, Zhang Jun, représentant permanent de la Chine, a indiqué que «le texte adopté place les autorités congolaises dans une situation difficile, y compris vis-à-vis de leurs voisins. Ce qui, finalement, pourrait nuire aux capacités de la RDC à trouver des solutions durables à l’insécurité dans l’Est du pays».
Toutefois, il ressort à l’issue de ce conseil, que les sanctions prévues dans cette résolution ne visent pas le gouvernement de la RD Congo, mais des individus qui, par leurs agissements destructeurs, déstabilisent l’Est du pays.

Roland KOULOUNGOU

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