L’ambassadeur de France, François Barateau, a procédé, jeudi 11 novembre 2021, au dépôt d’une gerbe de fleurs au monument des morts du cimetière du centre-ville de Brazzaville, à l’occasion du 103ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918. Il avait à ses côtés le général de division Guy-Blanchard Okoï, chef d’Etat-major général des Fac (Forces armées congolaises), représentant le ministre de la défense nationale. C’était en présence des ambassadeurs d’Allemagne, Wollfang Klapper, et de l’Union européenne, Dr Giacomo Durazzo, du maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, de l’attachée de défense à l’ambassade de France, le colonel Rémy Cazenave Lavie, de quelques anciens combattants congolais, des élèves de l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc et du Lycée Saint-Exupéry.
Depuis 1918, l’humanité commémore, le 11 novembre de chaque année, l’armistice qui marque la fin de la Première guerre mondiale (1914-1918). Une journée de réflexion, en mémoire des morts de cette guerre parmi lesquels figurent des troupes coloniales africaines (combattants) qui ont combattu sous les couleurs françaises contre l’Allemagne.
Cet hommage, qui est devenu une tradition au Congo, a été marqué par le dépôt de gerbes de fleurs devant le monument des morts, au cimetière du centre-ville de Brazzaville. La cérémonie était marquée par trois temps forts. Il y a eu d’abord, la levée des couleurs et le retentissement des hymnes nationaux congolais et français. Ensuite, la série des allocutions en mémoire des victimes et des familles concernées: représentant des enfants de troupes de l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc; celui des élèves du Lycée français Saint-Exupéry. Le dépôt de gerbes de fleurs par les autorités civiles et militaires présentes a constitué le clou de la cérémonie.
Interrogé par la presse, au terme de la cérémonie, le diplomate français, François Barateau, a déclaré: «C’est notre passé, il ne faut pas rester bloqués, mais il faut s’en souvenir, pour savoir d’où l’on vient. Des erreurs qu’on a pu faire et qu’il ne faut surtout pas recommencer naturellement. Cette guerre est une catastrophe et c’est légitime que nous rendions, tous les ans, un hommage à nos morts». Il a poursuivi plus loin, en tombant sur l’actualité: «La paix est fragile et elle doit être consolidée chaque jour par des bonnes volontés. Le forum de Paris sur la paix est un dispositif parmi d’autres pour essayer de regrouper tous les dirigeants qui ont envie que cette paix aille mieux. On a beaucoup parlé du climat, mais la paix est aussi un autre vecteur essentiel».

Roland
KOULOUNGOU

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici