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Congo : 2020: année du dialogue; année préélectorale et des 60 ans d’indépendance!

Congo : 2020: année du dialogue; année préélectorale et des 60 ans d’indépendance!

La nouvelle année est chargée d’un agenda politique important pour le Congo. C’est l’année du dialogue national inclusif, dont la préparation a commencé avec la mise en place du secrétariat permanent du Conseil national du dialogue. Chose la plus demandée par la classe politique et la société civile, le dialogue national est, cependant, au cœur d’une controverse qui n’en finit pas d’alimenter un débat passionné.

2020 est aussi l’année préélectorale, en raison du scrutin présidentiel, le deuxième lié à la nouvelle Constitution, prévu en mars ou avril 2021. Pendant ce temps, le pays aura célébré, au mois d’août prochain, ses 60 ans d’indépendance, un âge de maturité et de sagesse, qui devrait témoigner de la capacité des Congolais à prendre en main leur destin, dans la paix et l’unité et nationale.

Suivant les prévisions du secrétariat permanent du Conseil national du dialogue, la préparation du dialogue national inclusif se fait en quatre phases qui vont s’étaler successivement jusqu’au mois de mai prochain. «Au mois de juin 2020, nous comptons élaborer un rapport synthèse des différentes préoccupations, impressions et propositions recueillies pendant toutes ces rencontres. Ce rapport sera présenté à la haute attention de Monsieur le Président de la République, pour exploitation et décision», avait précisé Martin Mbéri, le secrétaire permanent du C.n.d.
Dans son message sur l’état de la Nation, le Chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso, a fait sa profession de foi quant au dialogue. «Dialogue fécond, oui, mais toujours dans la méthode, tel que le définit le préambule de notre Constitution. Fervent partisan de la gestion participative de la cité, jamais je ne fermerai la porte du pays au dialogue», a-t-il déclaré. Tous les doutes devraient donc être levés quant à la tenue du dialogue national inclusif. Le Président de la République demande, simplement, que cela se passe dans la méthode et le respect des lois établies. Car, il s’agit d’un dialogue pour améliorer la pratique politique, le vivre ensemble, l’inclusion des forces vives de la Nation et non un dialogue pour remettre en cause les acquis de la démocratie congolaise.
Année préélectorale, 2020 doit être aussi l’occasion, pour le gouvernement, de mettre sur la table les questions liées à la gouvernance électorale.
Au prochain scrutin, la biométrie pourra-t-elle, par exemple, être expérimentée? Va-t-on procéder à un recensement pour constituer le corps électoral? Va-t-on appliquer le plafonnement des dépenses de campagne électorale? Va-t-on, enfin, appliquer la déclaration des biens avant d’entrer en fonction? Bref, beaucoup de décisions ont été prises, concernant la gouvernance, mais qui ne sont toujours pas encore mises en œuvre.
60 ans d’indépendance, c’est l’âge de la sagesse. Le Congo devrait donner l’image d’un pays qui avance, car arrimé au progrès. Or, on a trop souvent le sentiment de faire face aux mêmes difficultés du côté des hommes. La fête de Noël a été, par exemple, entachée de la mort violente d’un citoyen et d’un policier à Odziba, localité du Département du Pool située au Nord de Brazzaville, sur la route nationale n°2. Ces faits témoignent de l’électricité qu’il y a en l’air, dans un climat politique survolté, même si le calme règne aujourd’hui. Les témoignages rapportent qu’un mouvement de révolte s’est produit à Odziba, le jour de Noël, après qu’un policier a donné la mort par balle à un citoyen qui n’avait pas déféré à la convocation de la police. Révoltée, la population s’en est prise aux forces de l’ordre, brûlant un poste de police. Rattrapé par la population, le policier meurtrier a été aussi tué et son corps brûlé à l’aide de pneumatiques. La violence appelle la violence, dit-on souvent. Ces faits suscitent une certaine inquiétude sur l’avenir.
A 60 ans d’indépendance, le Congo va-t-il connaître des retours de manivelles sur ses pages sombres de violences fratricides? Cela ne dépendant que de ses filles et fils.
2020 arrive, bonne année à tous!
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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20 octobre 2020, 11: 56

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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