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jeu 7 juillet 2022
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Concertation politique nationale d’Owando : Anatole Collinet Makosso a félicité les participants et désobligé ceux qui ont boycotté

Owando, commune et chef-lieu du Département de la Cuvette, a accueilli, du 3 au 5 mars 2022, la 7ème concertation politique nationale initiée par le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, sous le thème: «Dans la paix et l’unité, oeuvrons au renforcement de notre gouvernance électorale», pour bien préparer les élections législatives et locales qui vont se tenir au mois de juillet prochain. 250 délégués représentant les institutions nationales, les structures administratives, «les partis politiques régulièrement reconnus» de la majorité, du centre et de certaines plateformes d’opposition, les organisations cultuelles et les organisations de la société civile y ont pris part. Douze points y ont été examinés à travers deux commissions. Un communiqué final a été adopté, contenant les résultats obtenus à l’issue de cette concertation.

Photo de famille à l’issue de la cérémonie d’ouverture.
Photo de famille à l’issue de la cérémonie d’ouverture.

Les cérémonies d’ouverture et de clôture de la Concertation politique nationale d’Owando se sont déroulées sous le patronage du Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso. C’était en présence des présidents de quelques institutions constitutionnelles, des membres du gouvernement, dont le ministre de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local, Guy-Georges Mbacka, l’organisateur de cette rencontre; des autorités locales, dont le préfet Jean-Christophe Tchicaya, etc.
De nombreux habitants d’Owando et ceux venus des localités du département ont pris d’assaut l’Hôtel Mombo beach, pour assister à l’événement et surtout, voir les acteurs politiques dont ils entendent souvent parler. Il y a eu aussi des associations venues d’ailleurs, comme «Bana Dol» de François Nguimbi, basée à Dolisie.
A son arrivée, Anatole Collinet Makosso a été soumis à un rituel traditionnel exécuté par le porte-parole des Tweré, Monsieur Okouala.
Dans une modération de Gildas Mayela, journaliste et maître de cérémonie, les participants ont suivi trois allocutions à la cérémonie d’ouverture.
Dans son mot de bienvenue, le préfet Jean-Christophe Tchicaya a fait la présentation géographique de son département et exprimé la joie des populations de la Cuvette qui «saluent, avec grand espoir, la tenue des présentes assises qui, nous en sommes convaincus, porteront très haut les valeurs de paix et de la démocratie participative.»
Dans son mot introductif au discours du Premier ministre, le ministre Guy Georges Mbacka a déclaré que «vous avez, devant vous, les femmes et les hommes qui ont répondu favorablement à l’appel du Président de la République. Au demeurant, nous avons été séduits par leur sens de responsabilité, par leur fierté d’appartenir à ce beau pays, par leur degré de pondération et leur disponibilité à œuvrer, dans l’humilité, pour la recherche des solutions du dialogue permanent et de la concertation politique responsable». Il a reconnu qu’«au cours des contacts que nous avons eus à Brazzaville, avec les partis politiques et la société civile, nous n’avons pas eu affaire à des béni-oui-oui ou à des assujettis à un quelconque pouvoir, comme le proclament certains compatriotes de mauvaise foi, toujours en quête du sensationnel». «Nous avons plutôt côtoyé des cadres rompus, des intellectuels affirmés, des femmes et des hommes qui connaissent ce pays et son histoire, des géomanciens, c’est-à-dire ceux qui ont la facilité de deviner et de prévoir, des citoyennes et des citoyens qui ont pleinement conscience du fait que le slogan «plus jamais ça», gravé sur un char à Mpila, doit demeurer dans la conscience collective de nos leaders politiques et associatifs», a-t-il précisé.
Enfin, dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a lancé: «J’adresse le salut patriotique et républicain à tous les compatriotes qui ont fait le déplacement d’Owando, répondant ainsi présents à l’appel du gouvernement». «Merci d’être venus! Puissent les esprits et les mânes de Kind’Odjoho, cette minuscule île et grande symbolique de la palabre qui a pris racine au milieu de la rivière Kouyou et résiste depuis la nuit des temps aux intempéries même les plus dévastatrices, nous accueillir tous dans la paix, la sérénité et la quiétude, et nous inspirer dans notre réflexion», a-t-il poursuivi.
Puis, il a félicité ceux qui ont accepté de dialoguer et désobligé, donc dénoncé ceux qui ont boycotté. «Votre présence est la preuve de la pertinence du choix fait par le Congo en faveur du dialogue constructif, en faveur de la concertation féconde, comme modalité par excellence de construire et consolider les fondations de notre vivre-ensemble. C’est un choix judicieux parce que c’est le chemin de la raison. En effet, sous la clairvoyance du Président de la République, notre pays a résolument jeté son dévolu sur le fondement même de notre identité de peuple bantou, basée sur le culte kandza, la sacralisation du mbongui et la magie de la tradition otweré. Il se trouve que certains compatriotes ont tendance à discréditer ce patrimoine de notre culture. Ils évitent de dialoguer, de se concerter avec les autres, préférant un monologue devant les caméras et les micros, avec des propos saumâtres», a-t-il souligné.
«Les gens qui savent discuter ne s’entredéchirent pas, ne s’injurient pas, ne s’invectivent pas. Ils se respectent et se tolèrent mutuellement. Ils s’acceptent comme citoyens, adversaires politiques. Ils ne se traitent pas comme des ennemis cherchant à conquérir le pouvoir au prix de la vie des autres. Ceux qui ne savent pas dialoguer finissent toujours par se faire des coups bas et par se battre sauvagement», a-t-il dit, citant le philosophe et homme politique congolais, Charles Zacharie Bowao.
C’est à dessein que le Premier ministre a cité cet acteur politique de l’opposition, avec qui il a échangé au téléphone pour lui demander de se rendre à Owando.
Au nom certainement de la solidarité, l’opposant a, tout simplement, décliné l’offre. Comme l’ont fait d’ailleurs les autres animateurs de la Fédération de l’opposition congolaise, après leur entretien le 1er mars 2022 avec le ministre en charge des élections qui leur priait de prendre part à la concertation. En réponse, ils ont remis au ministre leur cahier des charges. Comme on peut le constater, la Concertation politique nationale d’Owando n’a pas échappé à l’enjeu de la participation dont dépend le consensus de la classe politique nationale.

Chrysostome FOUCK ZONZEKA
(De retour d’Owando)
(Voir les conclusions de la concertation en page 4)

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