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Concertation politique d’Owando : L’opposition ayant boycotté dénonce «une escroquerie politique»

Dans une conférence de presse tenue jeudi 17 mars 2022, à Brazzaville, Mathias Dzon, président du Collectif de l’opposition congolaise, Clément Miérassa, président de la Fédération de l’opposition congolaise, et Jean Itadi, président du Cap (Congrès africain pour le progrès) ont publié une déclaration commune sur la Concertation politique d’Owando, qui s’est déroulée du 3 au 5 mars 2022. Après avoir boycotté cette concertation, les trois leaders de l’opposition estiment, dans leur déclaration, que c’est «une escroquerie politique qui vise à maintenir le régime actuel au pouvoir».

Dans leur déclaration lue par Clément Miérassa, les deux plateformes de l’opposition estiment que «ces concertations ne sont que des monologues pour distraire l’opinion nationale et internationale, pour faire croire à une décrispation du climat politique et de rechercher les conditions d’organisation d’élections crédibles, transparentes et apaisées». Raison pour laquelle ils qualifient la Concertation politique nationale d’Owando comme «une mascarade qui n’apporterait rien de concret dans l’amélioration du processus électoral». «Le résultat demeure le même à savoir: pérenniser un système éhonté de fraudes électorales mis en place depuis 2002», dit la déclaration.

Les deux plateformes de l’opposition dénoncent l’organisation de cette concertation politique qu’ils considèrent comme un accélérateur de la crise politique actuelle à travers le pays. «Le gouvernement, par respect pour le peuple congolais, aurait pu économiser cet argent de la République, surtout dans cette situation de crise multidimensionnelle et multiformes. En effet, 250 délégués dont 220 membres du Parti congolais du travail (P.c.t) et 30 alliés à la solde du pouvoir sont partis en balade touristique aux frais du contribuable congolais, pour perpétuer des élections mal organisées, émaillées de nombreuses irrégularités et de fraudes massives», poursuit la déclaration.

Interrogé par la presse, Mathias Dzon a fait savoir que la Concertation politique d’Owando est un «non-lieu», car «le parti au pouvoir a déjà nommé ses candidats, comme il a l’habitude de le faire à chaque échéance électorale». «La Concertation politique d’Owando est le prolongement de la révision de l’article 157 de la Constitution et une imposture contre le peuple congolais», a-t-il indiqué. L’ancien ministre a appelé à un dialogue national inclusif qui va passer en revue tous les problèmes qui accablent notre pays. Notons qu’a l’issue de cette conférence de presse, les deux plateformes de l’opposition ont formulé quelques mesures immédiates, à savoir:

– l’élaboration d’une nouvelle loi électorale impersonnelle confiant l’organisation de l’ensemble du processus électorale à une commission électorale véritablement indépendante et impartiale;

– la détermination d’un corps électoral fiable obtenu à la suite d’un recensement administratif spécial réalisé d’accord-partie entre les mouvances présidentielle et oppositionnelle;

– la mise en place d’une carte électorale biométrique qui permettra l’identification numérique des électeurs, afin d’éviter le vote multiple d’un même électeur;

– et la création d’un Comité national de certification des listes électorales, chargé de garantir la fiabilité du fichier électoral.

Roland KOULOUNGOU

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