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Concertation entre le Premier ministre et les présidents des deux chambres parlementaires : Pierre Ngolo, Clément Mouamba, et Isidore Mvouba impriment une nouvelle dynamique dans leurs relations

Concertation entre le Premier ministre et les présidents des deux chambres parlementaires : Pierre Ngolo, Clément Mouamba, et Isidore Mvouba impriment une nouvelle dynamique dans leurs relations

Le président du sénat Pierre Ngolo et le président de l’Assemblée nationale Isidore Mvouba ont eu une séance de travail, mardi 22 septembre 2020, au palais des congrès, à Brazzaville, avec le Premier ministre chef du gouvernement, Clément Mouamba. Cette rencontre inédite dans le fonctionnement des institutions nationales a permis aux trois personnalités d’échanger sur les questions nationales notamment le crédit accordé au gouvernement par le Club de Brazzaville, un groupement bancaire qui a volé au secours du Congo pour résorber une partie de la dette intérieure commerciale congolaise, l’assouplissement des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie de covid-19, la poursuite des travaux de certaines infrastructures et les conditions de travail des parlementaires.

Le Premier ministre, chef du gouvernement Clément Mouamba.

Pierre Ngolo, Isidore Mvouba et Clément Mouamba ont donné une nouvelle orientation dans les relations entre les institutions nationales, notamment entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, en inaugurant une forme de concertation qui va être expérimentée davantage, pour aborder les questions capitales de la gestion de l’Etat, afin que chacun des pouvoirs jouent pleinement son rôle. Il s’agit d’«un échange entre le Premier ministre chef du gouvernement, les présidents des deux chambres parlementaires sur un certain nombre de questions d’actualité… Un échange fructueux et responsable permettant d’imprimer une nouvelle dynamique dans la relation entre les partenaires que nous sommes, car nous sommes tenus de collaborer dans l’intérêt de la bonne gestion des affaires publiques», a déclaré le président du sénat Pierre Ngolo, dans son mot de bienvenue au Premier ministre.
Les points abordés concernent le contrôle parlementaire, notamment l’ajustement du processus pour assurer une fin d’année satisfaisante aux deux chambres parlementaires; les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie de covid-19 dont les différentes contraintes pèsent sur les populations et l’économie nationale, le crédit que le Club de Brazzaville a décidé d’octroyer au gouvernement pour lui permettre de résorber une partie de la dette intérieure, etc.
«Cette initiative conjointe a été prise pour la bonne cause et on a arrêté ensemble, ce jour et l’heure. Je voudrais simplement dire que c’est avec plaisir que je viens à cette concertation, pour que nous puissions, en effet, par rapport à l’ordre du jour proposé ensemble, mettre au point, dans un esprit de partenariat républicain, conformément aux dispositions de notre Constitution sur tous les pouvoirs, chacun dans son domaine et ses prérogatives et dans ce cadre-là, nous gérons les mêmes affaires dans l’intérêt de notre peuple et du pays. Avoir une telle concertation, ça ne peut que faciliter les choses. Donc, je viens ici avec l’esprit tout à fait de pouvoir avoir une concertation fructueuse qui peut nous permettre de régler au préalable pas mal de sujets qui sont quelques fois traités en d’autres temps et en d’autres lieux», a, pour sa part, indiqué le Premier ministre Clément Mouamba, pour répondre au message d’accueil du président du sénat. Il a ainsi situé le cadre de cette concertation inédite mais combien salutaire dans la recherche des voies et moyens permettant au Congo de régler les difficultés auquel il est confronté avec la crise économique doublée de la crise sanitaire.
Ceci dit, que peut-on attendre d’une telle concertation entre trois acteurs majeurs de la Majorité présidentielle, tous cadres du même parti au pouvoir, le P.c.t? Il y a lieu de reconnaître qu’à travers cette concertation, des messages importants sont passés au gouvernement et donc au Chef de l’Etat qui préside le conseil des ministres. Les Congolais peuvent s’attendre légitimement à un assouplissement, par exemple, des mesures qui accompagnent la riposte contre la pandémie de covid-19, particulièrement le couvre-feu à 20h qui rend la vie difficile aux citadins des deux grandes villes du pays.

Le Président de l’Assemblée nationale Isidore Mvouba.

Par ailleurs, en ce qui concerne le crédit de 300 milliards de francs Cfa destiné à résorber une partie de la dette intérieure commerciale, on peut s’attendre à une bonne gestion de ces fonds et donc à ce qu’il arrive normalement aux entreprises créancières qui seront choisies, pour essayer de relancer l’économie nationale. Si l’argent est donné à des entreprises qui vont ensuite l’épargner à l’étranger, le gouvernement n’aura rien fait en termes de relance de l’économie nationale. Le contrôle parlementaire devrait donc permettre au gouvernement de faire ce qu’il a annoncé à propos de ce crédit.
Au sortir de cette concertation, le Premier ministre Clément Mouamba a résumé l’essentiel des questions abordées en ces termes: «Nous avons pu organiser cette rencontre, pour regarder un certain nombre de sujets d’intérêt national, pour nous assurer que la démocratie parlementaire fonctionne et que le gouvernement est à côté. En tant que partenaire, on est dans la synergie pour que toutes nos institutions puissent fonctionner de façon optimale. Nous avons aussi pu regarder ensemble les questions concernant le contrôle parlementaire. C’est ça la raison d’être des parlementaires. Donc, il fallait bien que nous puissions ajuster ce processus, puisqu’on a noté quelques fois des petites difficultés de parcours. Il fallait fixer tout cela pour qu’on mette ça au point et que nous puissions finir l’année en cours dans de bonnes conditions.

Le président du sénat Pierre Ngolo.

Nous avons aussi pu parler des questions liées à la covid-19, avec un certain nombre d’engagements en cours. Il faut noter aussi qu’il y a aujourd’hui un couvre-feu, il y a un certain nombre de contraintes, les libertés sont encore relativement encadrées. Les deux présidents de chambre voulaient savoir si on peut avoir un certain assouplissement. Je leur ai simplement dit qu’il y a beaucoup de chances que certaines mesures soient prises, dans un délai pratiquement court et que ces choses sont prises au niveau de la coordination nationale présidée par Monsieur le Président de la République. Donc, en temps opportun, vous saurez très bien comment le gouvernement entend justement gérer la pandémie dans le temps, en leur donnant aussi des informations nouvelles sur l’évolution de la pandémie dans notre pays. Toutefois, comparaison faite avec… Je leur ai dit qu’on n’était quand même pas un mauvais élève dans la riposte que nous menons par rapport à cette pandémie. Il n’empêche que le problème demeure important. Il faut pratiquement être résilient et prudent pour résorber cette pandémie. Et puis des informations ponctuelles sur la dette intérieure qui sera financée de manière substantielle autour de 300 milliards de francs Cfa. Ils ont voulu avoir des informations à ce sujet et puis d’autres questions ponctuelles sur certaines infrastructures dans le pays et d’autres sujets d’intérêt commun et surtout comment renforcer le fonctionnement de nos deux chambres, puisque, par rapport aux difficultés budgétaires, il faudra bien que nos parlementaires puissent finir l’année dans des conditions d’une gestion qui leur permette d’assurer leur mission correctement».

Jean-Clotaire DIATOU

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28 octobre 2020, 00: 22

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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