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Commune de N’Kayi (Département de la Bouenza) : Des gendarmes causent la mort d’une jeune dame enceinte, pour une histoire de bavette

Commune de N’Kayi (Département de la Bouenza) : Des gendarmes causent la mort d’une jeune dame enceinte, pour une histoire de bavette

Mardi 29 septembre dernier, la commune de N’Kayi, dans le Département de la Bouenza, était en ébullition, tôt le matin, à la suite du décès d’une jeune dame, handicapée mal-entendante, Mlle Merveille Bazonzila (23 ans), arrêtée par une patrouille de la gendarmerie dans la nuit du lundi 28 septembre pour non port de bavette, et qui aurait été victime de violences, notamment d’une bastonnade, pendant sa détention. Elle est morte chez elle le lendemain mardi après avoir été déposée par les gendarmes. Sa famille, en colère a déposé le corps à la gendarmerie et les gendarmes sont allés le déposer à la morgue. Enceinte de trois mois, la jeune dame vendait des fruits pour gagner sa vie.
Sa mort a provoqué la colère des jeunes de N’Kayi qui ont attaqué le poste de gendarmerie du quartier Muananto, qui a failli être incendié, tout comme la résidence du commandant de la gendarmerie. La foule de jeunes en colère s’en est prise aussi aux agents de la Force publique qui ont pris la poudre d’escampette. Des tirs d’armes automatiques ont été entendus dans la ville. Quelques heures plus tard, une intervention de l’armée a permis de rétablir l’ordre public et de reprendre le contrôle de la situation. Le calme règne de nouveau à N’Kayi, mais quelle stupeur! La population de Nkayi a décidé de ne plus porter de bavette.
Le Chef de l’Etat avait pourtant demandé à la Force publique d’agir avec professionnalisme et sans bavure, pour faire respecter les mesures barrières contre la pandémie de covid-19. Mais, les officiers commandant les différents corps de la force publique traduisent-ils à leurs troupes sur le terrain, cette directive présidentielle?
Pour une histoire de bavette, une vie humaine a été supprimée atrocement. La Constitution stipule en son article 8: «La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger…». Or, certains agents de la Force publique sont toujours mus par la culture de la violence, croyant que chaque fois qu’un citoyen est présumé fautif, sa vie ne compte plus. Mlle Merveille Bazonzila est une des victimes de cette mauvaise culture qui ne s’accommode pas de la démocratie.

Didace KINO

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28 octobre 2020, 01: 32

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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