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Commentaire : Après les élections et la fête nationale, les vacances! Le gouvernement Collinet 2 attendu !

Tout le monde était convaincu qu’après les élections législatives et locales de juillet 2022, le Président de la République procédera au remaniement gouvernemental. Suivant la juste évolution de la chose politique: nouvelle majorité; nouveau gouvernement. C’est le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, lui-même, en bon démocrate au service de son pays, qui a levé le coin du voile lors de la séance de questions orales au gouvernement, au sénat, mercredi 10 août dernier. La réaction du président du sénat, Pierre Ngolo, a laissé entendre qu’il y aura bel et bien remaniement du gouvernement, après la tenue des élections législatives. Depuis, les Congolais attendent fiévreusement la nomination du nouveau gouvernement. Mais, le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, qui considère que la Constitution ne lui en fait pas obligation, a préféré d’abord prendre ses vacances.

Depuis, les commentaires vont bon train sur la composition de la nouvelle équipe gouvernementale. Un point commun au moins: ce gouvernement sera toujours conduit par Anatole Collinet Makosso, l’actuel Premier ministre, auréolé enfin par une élection populaire, qui lui donne une assise politique le propulsant dans le cercle restreint des acteurs politiques majeurs de notre pays.
Mais, après la fête de l’indépendance, le 15 août dernier, le temps est aux vacances politiques. Le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, a pris deux semaines relaxes en Turquie, d’après une information livrée par le magazine Jeune Afrique et que la Présidence de la République n’a pas démentie. L’entrée d’un membre du gouvernement, en l’occurrence Hermella Destinée Doukaga, au bureau de l’Assemblée nationale, a donné la preuve qu’il y aura bien remaniement.
En effet, l’entrée en fonction de la nouvelle assemblée nationale, mardi 16 août dernier, était un moment décisif de la vie politique nationale. Elle intervenait après les audiences de la Cour constitutionnelle sur les 30 requêtes en annulation des résultats, dont elle était saisie. Au terme de trois jours d’audience, la cour, dirigée par le célèbre juriste Auguste Iloki, n’a rien trouvé d’anormal pouvant l’emmener à annuler les résultats dans une quelconque circonscription, en dépit de la clameur publique sur des faits de tricherie durant le scrutin. Désormais, la chambre basse est définitivement constituée pour la 15ème législature.
Reste maintenant le gouvernement dont elle va contrôler l’action. Le Premier ministre Collinet Makosso avait prévenu le président du sénat en ces termes: «Avec assurance, lorsque vous reviendrez certainement en session budgétaire et que vous retrouverez ce gouvernement autrement composé ou encore pareillement composé, on peut croiser les doigts de nous retrouver à nouveau». Ce à quoi Pierre Ngolo avait répondu: «S’agissant de l’après élections législatives 2022, nous savons ce que sont les attributions de chaque institution. Le gouvernement sera mis en place en tenant compte de la configuration actuelle du Parlement notamment de l’Assemblée nationale. Nous espérons que ceux qui se sont bien distingués reviendront. Et si le Premier ministre est de ceux-là, c’est tant mieux».
Et les spéculations à ce sujet ont repris de plus bel. Dans les réseaux sociaux circulent même des listes fantaisistes de gouvernement. La fièvre politique n’est plus qu’à l’attente de la nouvelle équipe gouvernementale. Après Hermella Destinée Doukaga, qui partira, qui restera, qui sera à quel poste? Les observateurs de la vie politique nationale échafaudent leurs hypothèses. Mais, l’expérience a démontré que la composition du gouvernement relève de la seule volonté du Président de la République. Il a pris l’habitude de nommer à la surprise générale. Seuls ses proches sont privilégiés à lui faire des propositions. Même ceux qui prétendent avoir reçu une promesse d’être nommés en sont souvent réduits à leurs illusions. On a vu en mai 2021 comment le prof Jean-Rosaire Ibara, oublié, a été rattrapé pour être nommé ministre du contrôle d’Etat chargé de la qualité du service public et de la lutte contre les anti-valeurs. Comme quoi, à propos du remaniement gouvernemental, le conseil est celui-ci: «Mieux vaut ne pas y penser, pour éviter les conséquences cardiaques». Surtout que cette fois-ci, on parle d’une équipe resserrée qui sera mise en place. Le retour des vacances sonnera-t-il la fin du suspense? On attende de voir!

Jean-Clotaire DIATOU

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