Après la promulgation des lois sur l’affacturage et le crédit-bail, le Comité national économique et financier a échangé avec les responsables des établissements de crédit sur ces instruments innovants de financement bancaire, censés appuyer les petites et moyennes entreprises. C’était au cours d’un séminaire de vulgarisation tenu du 5 au 6 mai 2022, au siège de la Direction nationale de la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale), à Brazzaville, sous la houlette de Dieudonné Armel Pandzou Bayonne, premier adjoint du directeur national de l’institution bancaire.Promulgués en décembre 2021, les lois sur l’affacturage et le crédit-bail représentent une avancée significative dans l’amélioration du climat des affaires au Congo. L’affacturage et le crédit-bail sont deux instruments innovants de financement et d’appui aux entreprises, notamment les P.m.e (Petites et moyennes entreprises) et les P.m.i (Petites et moyennes industries) dans la recherche de financements ou de garanties.

Photo de famille des participants, après l’ouverture du séminaire.
Photo de famille des participants, après l’ouverture du séminaire.

L’affacturage consiste, pour une banque ou une microfinance, de racheter les créances d’une entreprise auprès d’un autre établissement de crédit. Il permet à celui-ci de s’assurer rapidement un retour sur investissement et à l’entreprise débitrice d’avoir une meilleure garantie pour apurer sa dette.
Quant au crédit-bail, il est une opération financière par laquelle un établissement de crédit finance l’achat d’un équipement professionnel au profit d’une entreprise qui va l’acquérir de manière locative avec la possibilité d’en devenir propriétaire après un certain temps.
Avec ces deux instruments financiers, les entreprises en création voire de création récente ou celles en difficulté pourront acquérir rapidement un équipement professionnel ou une nouvelle technologie, afin de booster leurs activités. Ayant réuni des cadres venus des différents établissements financiers de la place, ce séminaire a permis d’identifier des actions concrètes pour la mise en œuvre des deux lois. Il s’agit entre autres, de renforcer la confiance entre les acteurs du système bancaire et les entreprises, d’adapter l’organisation interne des établissements de crédit à cette nouvelle donne, d’intensifier le partenariat entre les établissements préteurs et les dispositifs d’accompagnement et de garantie des P.m.e
Clôturant les travaux de ce séminaire, Ludovic Ngatsé, ministre délégué au budget, a fait savoir que la mise en œuvre de ces nouveaux instruments de financement implique que les prérequis en termes de ressources humaines et de procédure et de système informatique soit clairement identifiés. «Je voudrais vous rassurer que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour aboutir cette réforme majeur», a-t-il assuré.

Urbain NZABANI

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