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Comité national économique et financier : Forte dégradation de la situation économique et financière en 2020

Comité national économique et financier : Forte dégradation de la situation économique et financière en 2020

Lors de sa session ordinaire du 21 juillet 2020, tenue au siège national de la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale), à Brazzaville, sous le patronage de Ludovic Ngatsé, ministre délégué au budget, avec la participation de Mme Ingrid Olga Gislaine Ebouka-Babackas, ministre du plan, de la statistique, de l’intégration, des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, le Comité national économique et financière a relevé que l’économie congolaise a subi un impact négatif de la crise sanitaire et des mesures de confinement adoptées par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre la pandémie de convid-19. Le taux de croissance de son P.i.b réel chuterait à -9,8%.

L’économie congolaise va très mal. En quelques mois, son taux de croissance a chuté à -9,8%, comme le souligne l’extrait ci-après du communiqué de presse publié par le Comité national économique et financier, à l’issue e sa session ordinaire: «Sur le plan national, le comité a relevé qu’en raison de l’impact négatif de la crise sanitaire et des mesures de confinement adoptées par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre la pandémie de la covid-19, l’année 2020 sera marquée par une très forte dégradation de la situation économique monétaire et financière, avec un taux de croissance du P.i.b réel qui chuterait à -9,8%, un taux d’inflation qui augmenterait légèrement à 2,8% contre 2,3 % à la même période en 2019, un déficit du compte courant transferts inclus en hausse à 126,1 milliards de francs Cfa en raison essentiellement de la baisse des exportations, une masse monétaire qui reculerait de 14,4% et un ratio dette/P.i.b qui avoisinerait 98,4%.
Analysant la situation du secteur bancaire au 30 avril 2020, le comité a noté une augmentation du total agrégé du bilan des banques congolaises de +7,5%, une progression des dépôts collectés de +14,3%, un repli des crédits bruts à l’économie de -3,6% et un accroissement des créances en souffrance de 15,2%.
S’agissant des autres circuits de financement de l’économie congolaise, le comité a noté une hausse des interventions du Trésor public congolais sur le marché des titres publics de la Cemac. Ainsi, entre janvier et mai 2020, celui-ci a levé un montant total des financements de 168,1 milliards, en progression de 42,7% comparé à la même période une année plus tôt. Le comité a également relevé, avec satisfaction, que le Congo a pu bénéficier de quelques concours financiers de la part des partenaires extérieurs au cours de la même période, essentiellement destinés au financement de la riposte contre la pandémie de la covid-19».

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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25 novembre 2020, 15: 08

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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