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Comité de normalisation de la Fécojudaa : Maître Caloger Aya souhaite une issue favorable de la crise du judo congolais

Comité de normalisation de la Fécojudaa : Maître Caloger Aya souhaite une issue favorable de la crise du judo congolais

A l’occasion de la journée internationale de judo, célébrée le 28 octobre 2020, maître Caloger Aya, membre du comité de normalisation de la Fécojudaa (Fédération congolaise de judo et armes affinitaires), a donné une conférence de presse, à Brazzaville, pour évoquer la crise aigüe qui paralyse cette discipline depuis pratiquement quatre ans. Il a fustigé et dénoncé le comportement de maître Marien Ikama, président du bureau exécutif de la Fécojudaa, qui a été pourtant dissout par le Ministère des sports et de l’éducation physique. En effet, ce dernier continue à se prévaloir comme président, en prenant des décisions à l’encontre des athlètes et dirigeants de clubs.

Selon Me Aya, qui fut secrétaire général dans le bureau dissout, la crise qui paralyse le judo congolais est occasionnée par le président sortant, Me Ikama, car ce dernier continue à s’opposer à la décision du Ministère des sports et de l’éducation physique qui a dissout son bureau et a mis en place un comité de normalisation dirigé par le conseiller Nganga.
Maître Aya demande aux férus de judo de ne pas perdre espoir. Car l’Etat qui a le pouvoir régalien va tout entreprendre pour rétablir le processus de normalisation devant conduire à la mise en place de nouvelles instances dirigeantes de la Fécojudaa. «Le taekwondo, qui avait des problèmes, a fini par convoquer une assemblée générale élective et un bureau fédéral a été mis en place. Le djidjutshou était en crise, le premier vice-président a convoqué un conseil fédéral, pour démettre le président et un nouveau bureau a été mis en place. Mais, c’est au judo où nous constatons qu’il y a de la complaisance. De 2016 à 2020, le judo est en crise et nous n’avons jamais organisé une activité. Donc, la jurisprudence oblige qu’on fasse recours au corps électoral qui nous avait tous élus en 2016. Il y a un monsieur qui se proclame encore président de la fédération, qui a eu à brandir un papier. Il a même signé et mis le cachet en qualité de président de la Fédération congolaise de judo. Or, dans cette fédération, au moment où je vous parle, je suis le secrétaire général par intérim. Nous sommes dans un comité et ce comité-là a fait dissoudre les prérogatives de la Fédération congolaise de judo», a-t-il déclaré.
Me Aya a mis en garde l’ancien président de la Fécojudaa de ne pas affronter ni défier l’autorité de l’Etat. Selon lui, la circulaire ministérielle qui a dissout l’ancien bureau exécutif la Fécojudaa a été conçue sur la base d’une charte signée par les ministres des sports des pays africains.
C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, quand on tient une assemblée générale élective, il faut la présence des représentants du Ministère des sports et du Comité olympique.
«Nous faisons confiance à l’Etat, parce que nous respectons l’Etat, parce que le pouvoir du judo au Congo, c’est Monsieur Hugues Ngouelondélé, nommé par le Chef de l’Etat, pour gérer le sport au Congo. Les fédérations comme telles, ce sont des entités administratives et sportives qui appartiennent à l’Etat. C’est à l’Etat de prendre toutes les mesures, pour que le judo n’échappe pas à cette réalité, au même titre que les autres fédérations dont les assemblées sont règlementées sur la base de la mêmecirculaire», a-t-il indiqué.
Comme on peut le constater, le comité de normalisation doit prendre ses responsabilités pour sortir le judo congolais de cette crise.

Luze Ernest BAKALA

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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03 décembre 2020, 11: 39

L’editorial de la redaction

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