Après quatre années de dur labeur, la série télévisée «Kuamutu», un héritage au cœur du mal, créée et réalisée par Kelly Florenthinho Mboyo, a enfin vu le jour. Tournée dans des hôtels des deux plus grandes villes congolaises, Brazzaville et Pointe-Noire, elle a été présentée par son géniteur, au cours d’une conférence de presse, lundi 25 avril 2022, au Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza. Du genre drame, «Kuamutu» est une série dont la saison 1 comprend 30 épisodes de 22 minutes chacun, tirée des faits réels de la société congolaise, avec une touche fictive.De par sa définition, «Kuamutu» désigne la suprématie au centre de tout. C’est un pouvoir ancestral détenant une richesse qui fait la fierté de la famille Nkita d’ascendant aux descendants. Mais cette fois-ci, le destin ne restera pas inchangé, car un grand malheur viendra s’abattre sur cette famille. Par respect de la tradition, Moungali Nkita devait, à son tour, remettre le pouvoir ancestral, Kuamutu, à son frère cadet, Oyouba (Clément Mbimi de son vrai nom), qui se voit être stoppé, car les ancêtres l’ont déclaré inapte à la succession, ses mains étant souillées de sang et son cœur tourné vers la mauvaise foi. C’est ainsi que Moungali Nkita remettra Kuamutu, richesse ancestrale, à son fils adoptif, l’opportuniste Niarkos Mvuama qui n’est autre que le meilleur ami de Junior Nkita (Amitchelle Timix Biakoubaka), le fils biologique de monsieur Moungali Nkita.

Une vue de l’assistance pendant la présentation du film.
Une vue de l’assistance pendant la présentation du film.

Lancé dans la conquête du pouvoir, la soif de la suprématie engendrera le mal. Oyouba fera de ses proches des victimes collatérales. «Vous savez, lorsqu’on parle du cinéma au Congo-Brazzaville, les gens sont très sceptiques et c’est la même tendance qu’on retrouve une fois à l’étranger; nombreux sont ceux qui dénigrent le cinéma congolais, et, personnellement, j’ai déjà eu à tenir des discussions avec des personnes qui m’ont clairement dit que notre très cher pays n’avait aucune force cinématographique. J’ai longtemps été scandalisé et je continue d’être choqué, car toutes ces idées reçues sont bien évidement fausses. Raison pour laquelle, jour après jour, en blanchissant mes nuits, j’ai décidé de créer ladite série «Kuamutu» pour mettre en lumière ma qualité cinématographique, afin de défendre le cinéma de mon pays et celui du continent africain, en apportant une touche particulière dans la réalisation de cette œuvre. Cette série est le reflet du quotidien de la société congolaise, elle relate l’ignorance que certains hommes: cadres politiques, affairistes influents se croient toujours suprêmes en voudrons que tous soient sous leurs houlettes. Ici je tiens à rappeler aux hommes qui pratiquent des actes répugnants que nul ne peut être au-dessus des institutions juridiques modernes et traditionnelles», soutient Kelly Florenthinho Mboyo. Lui qui n’est pas à son coup d’essai et se dit optimiste quant au succès que récoltera sa série télévisée, tant sur le plan national qu’international. «Pour moi, la priorité, c’est d’abord de faire découvrir le film aux Congolais qui n’ont pas foi en leur septième art et qui sont plutôt extravertis. Avant que les étrangers s’en approprient», soutient, en substance, le réalisateur.

N. K.

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