Depuis belle lurette, notre planète est confrontée à une crise écologique qui impacte le climat et la biodiversité. Conscient de ce phénomène, les pays à travers le monde ont élaboré des politiques visant à limiter les activités humaines qui contribuent à la destruction de l’environnement. Au Congo, les autorités locales et les O.n.g.s œuvrant dans la protection de l’écosystème se sont engagées à sensibiliser les citoyens et éveiller leur conscience sur «les enjeux du changement climatiques et ses conséquences sur notre espace naturel». C’est dans ce contexte que l’O.n.g Cevte (Cercle des élites en voyage touristiques et environnement) a organisé, vendredi 8 juillet 2022, dans la salle Canal Olympia, à Poto-Poto, le 3eme arrondissement de Brazzaville, une causerie-débat sous forme de plaidoirie.

Sous la modération de Céleste Bassaboukila et Paule Sara Nguié, la causerie-débat organisée par le Cevte s’est déroulée autour des thèmes, comme: «Que puisse-faire pour protéger l’environnement» et «Changement climatique: disparition massive d’espèces, destruction d’habitations et pollution de tout genre». Elle a connu la participation de Plavy Ntsiélé, président de l’Association climat éducation Congo, du Professeur Joël Louméto, enseignant chercheur à la Faculté des sciences et techniques de l’Université Marien Ngouabi, des jeunes ambassadeurs formés pour initier des projets dans le cadre de la préservation de l’environnement, et de bien d’autres invités.

Les participants à la cérémonie.
Les participants à la cérémonie.

A l’occasion de la journée de salubrité organisée chaque premier samedi du mois au Congo, le Cevte, à travers sa campagne «Couronne verte», a organisé, le 2 juillet denier, une marche écologique marquée par la collecte des déchets le long de quelques artères de Brazzaville.
On ne peut pas nier le fait que le changement climatique est réel dans notre pays et pour cela, les pouvoirs publics et les populations doivent s’engager à sauver la planète. L’exploitation des forêts et le sciage artisanal des arbres par les populations sont un facteur-clé du changement climatique. Le braconnage est également cité comme l’une des activités humaines qui détruisent notre biodiversité. La mauvaise gestion de l’environnement est à l’origine de plusieurs maladies qui affectent l’homme. Pour le Prof. Joël Loumeto, «nous devons changer notre comportement sur la nature».
Dans un entretien avec la presse, Paule Sara Nguié, coordonnatrice du comité d’organisation de la campagne «Couronne verte», a appelé à une prise de conscience collective sur la préservation de l’environnement, pour éviter la catastrophe. «Depuis un certain temps, nous observons des changements de températures qui sont en hausse avec de lourdes conséquences sur l’économie de notre pays. Cela impacte notre agriculture, la production des forêts et occasionne la disparition de certaines espèces. Si nous ne prenons pas conscience, on risque de se retrouver dans une situation difficile dans les jours à venir», a-t-elle affirmé.
Les parties prenantes à cette causerie-débat ont suggéré la mise en application et le respect des textes réglementant la protection de l’environnement, bien que les pouvoirs publics s’y attèlent déjà. Ceci, au regard des failles constatées dans notre politique environnementale. Par ailleurs, la notion sur la protection de l’environnement devrait être introduite dans les programmes du système éducatif. La protection de l’environnement est une source d’emplois à travers le recyclage des déchets. Après la destruction de la forêt de l’Amazonie, le bassin du Congo est devenu le premier poumon écologique mondial. Le Cevte pense qu’il faut donc prendre conscience de la charge qui nous incombe désormais.

Roland KOULOUNGOU

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