L’A.e.d (Association action sur l’environnement et le développement) a organisé, mardi 28 septembre 2021, en partenariat avec la Commission des affaires environnementales du C.e.s.e (Conseil économique, social et environnemental), un atelier de sensibilisation contre l’utilisation de l’amalgame dentaire, habituellement appelé plombage gris pour la réparation des dents abimées. Ouvert par le Dr Eugène Loubaki, président de l’A.e.d, en présence du Dr Jean Diamouangana, vice-président de la Commission des affaires environnementales, l’atelier s’est déroulé au siège du C.e.s.e, à Brazzaville, et a regroupé les cadres et agents de cette institution.

Le plombage gris utilisé par les dentistes est un matériau qui s’insère facilement dans la dent creusée et ne coûte pas cher. C’est un mélange de mercure avec d’autres métaux tels que l’argent, l’étain et le cuivre qui, malheureusement, constitue une menace sérieuse sur l’intégrité biologique des gens. Le mercure est un métal lourd, une substance indésirable et potentiellement très nuisible pour le corps humain et l’environnement. Il est nocif pour la santé. L’O.m.s (Organisation mondiale de la santé) cite le mercure comme un des dix polluants les plus préoccupants pour la santé humaine.
«La situation la plus préoccupante est celle de l’exposition au mercure du jeune enfant dont le cerveau est en développement, notamment de moins de 15 ans, du fœtus dans le ventre de sa mère, car le mercure peut traverser le placenta, et du bébé qui consomme le lait mercuriel du sein de sa maman, si celle-ci a été exposée au mercure de l’amalgame dentaire ou d’une autre source contenant du mercure. En plus du mercure, l’exposition à d’autres produits chimiques est inquiétante dans notre pays», a déclaré le Dr Eugène Loubaki, dans son allocution d’ouverture de l’atelier. Au cours de celui-ci, les participants ont suivi une série de communications, sous la supervision du Dr Jean Diamouangana.
A la lumière des échanges, les participants ont été édifiés et ont compris que l’objectif de la Convention de Minamata (nom de la ville japonaise où la convention a été signée) sur le mercure est de protéger la santé humaine et l’environnement des émissions anthropiques du mercure et de ses composés. Le Congo l’a signée le 8 octobre 2014 et l’a ratifiée le 6 août 2019. Cette convention, qui est entrée en vigueur le 16 août 2017 à Genève, en Suisse, recommande de mener des actions d’éducation, de formation et de sensibilisation du public sur les effets de l’exposition au mercure et à ses composés.
Or le Congo, en dépit des engagements pris devant la communauté internationale, continue d’autoriser l’utilisation, de manière irrationnelle, des produits chimiques en quantités considérables, tels que les pesticides, les polychlorobiphényles (P.c.b) et les polluants organiques persistants (Pops), notamment dans les secteurs de l’agriculture, la santé, la foresterie, l’industrie, l’énergie et la construction.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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