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C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) : Vers un code de bonne conduite des candidats à l’élection présidentielle

C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) : Vers un code de bonne conduite des candidats à l’élection présidentielle

En matière de communication politique en période électorale, le processus de sensibilisation mené par le président du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), Philippe Mvouo, auprès des plateformes politiques et des partis hors-regroupement a fini par aboutir à une proposition concrète: l’élaboration d’un code de bonne conduite des candidats à l’élection présidentielle de 2021. En tout cas, c’est l’idée principale qui est sortie de la rencontre citoyenne tenue par le président du Conseil et les représentants des plateformes politiques, toutes tendances confondues, mercredi 7 octobre 2020, dans la salle internationale du Palais des congrès, à Brazzaville.

Depuis le mois d’août dernier, Philippe Mvouo avait pris son bâton de pèlerin, pour aller à la rencontre des plateformes politiques et leur parler de la nécessité d’avoir, pendant la période électorale liée au scrutin présidentiel prévu en mars 2021, selon les délais constitutionnels, une communication politique «saine et riche de valeurs morales», afin de garantir au pays une élection apaisée. Le patron de la régulation de la communication au Congo était ainsi vent debout contre un phénomène qui commençait à semer la confusion dans les esprits, à savoir: les campagnes électorales déguisées. Il fait ainsi remarquer qu’en matière de communication, la loi distingue trois périodes: la période hors-campagne; la période de pré-campagne et la période électorale. Bref, «il y a un temps pour battre campagne; il y a un temps pour travailler, servir le pays et poursuivre l’œuvre interminable de construction du pays», a-t-il souligné.
De leur côté, les plateformes lui ont remonté leurs préoccupations. C’est ainsi qu’il a été relevé une tendance de plus en plus inquiétante des attaques désobligeantes à travers les réseaux sociaux, de nature à menacer la cohésion sociale, l’iniquité dans l’accès aux médias audiovisuels publics en période hors-électorale et l’inexistence des émissions de débat contradictoire dans ces médias. Ces questions ont constitué la principale plainte des partis de l’opposition, qui déplorent l’attitude des médias publics d’être au service d’un seul camp politique. Des faits que Philippe Mvouo n’a pas manqué d’épingler, dans son discours synthèse faisant le point des préoccupations soulevées par les acteurs politiques, pendant les séances de travail avec les différentes plateformes.
Saluant la «présence si remarquable par le prestige de leurs personnalités», des acteurs politiques à la rencontre citoyenne, il a indiqué que cela témoigne de l’intérêt qu’ils accordent «à notre entreprise commune de construction inlassable de la démocratie dans notre pays». C’est le sens du travail entrepris par le président du Conseil.
Au lieu d’avoir à sanctionner les médias qui font le relais des communications politiques qui marchent sur les dispositions légales en matière de communication, il a préféré aller à la rencontre des auteurs des communications politiques, pour leur faire prendre conscience de l’importance de sauvegarder la paix et la cohésion sociale, dans un moment aussi sensible que celui de l’élection présidentielle. Notre pays en ayant déjà fait une amère expérience. «Exprimée comme préoccupation majeure dans la vie du citoyen, la communication, qu’elle soit de masse, sociale ou politique, s’invite, se situe et s’impose dans tous les domaines de l’activité humaine dont, essentiellement, celui de la gouvernance politique. Parce qu’on ne fait pas la politique sans communiquer, de même qu’on ne gouverne pas sans communiquer, comme on ne s’oppose pas sans communiquer. La communication occupe en cela une place fondamentale qui commande à tout acteur politique de mettre au cœur de son action politique, la vertu de la parole comme semence de vie», a-t-il déclaré. Histoire de dire que la parole doit concourir au vivre ensemble et non à la destruction de la cohésion sociale.
Et pour ceux qui vont s’interroger sur ce que le C.s.l.c entreprend, Philippe Mvouo a balayé toute équivoque. «Le Conseil, un des acteurs indispensables dans le processus électoral, est appelé à jouer sa partition dans la réussite de cette épreuve (élection présidentielle) souvent sujette à des soubresauts tragiques», a-t-il précisé. «C’est pourquoi s’est-il pris d’entreprendre cette série de rencontres avec les formations politiques, pour préparer le terrain du jeu démocratique, par l’usage de la parole communicative qui conseille le peuple et au peuple, en le préparant à l’exercice pratique et mieux, à la jouissance de sa souveraineté, en toute liberté et dans la quiétude la plus absolue qui soit», a-t-il poursuivi. La rencontre citoyenne, qui a mis ensemble toutes les tendances de la classe politique, dans un contexte où l’on est encore à réclamer un dialogue national, s’est poursuivie par l’intervention d’une douzaine de responsables politiques, sur fond de critique quant à l’organisation d’un scrutin présidentiel transparent et équitable.
Le président du Conseil a promis travailler sur la principale proposition qui a été faite, celle d’élaborer un code de bonne conduite des candidats au scrutin présidentiel, en matière de communication. Le moins qu’on puisse dire est que le C.s.l.c s’est projeté dans une initiative qui renforce son rôle dans le processus électoral. Il lui faut maintenant tenir le cap, pour arriver à bon port.

Jean-Clotaire
DIATOU

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20 octobre 2020, 12: 23

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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