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C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) : Philippe Mvouo sensibilise les médias sur leur rôle, à l’orée de la période électorale

C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) : Philippe Mvouo sensibilise les médias sur leur rôle, à l’orée de la période électorale

Dans la perspective de l’élection présidentielle qui va se tenir au mois de mars 2021, suivant les délais constitutionnels, le président du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), Philippe Mvouo a entamé, depuis le mois de juillet dernier, une série de rencontres d’échanges avec la société civile, la classe politique et les médias. Histoire de les sensibiliser non seulement sur le rôle de son institution dans la régulation de la communication, mais aussi sur l’observation de la période hors-électorale où certains événements médiatisés peuvent être taxés de campagne électorale déguisée. Samedi 3 octobre dernier, il était ainsi devant les responsables des médias de Pointe-Noire, au Forum Mbongui, lors d’une rencontre suivie d’un module de formation sur la couverture de la communication politique et le journalisme en ligne.

Etant entendu que le secteur de la communication engage aussi bien les acteurs de la société civile et de la classe politique que ceux des médias, le président du C.s.l.c, Philippe Mvouo, en sa qualité de patron de la régulation de la communication au Congo, a entrepris de les sensibiliser sur leurs responsabilités devant l’impérieuse nécessité de permettre le déroulement d’une élection présidentielle apaisée, l’année prochaine. En effet, les premiers sont concernés par la communication en ce qu’ils produisent les propos qui sont propagés par les seconds à travers les moyens de communication de masse que sont les médias. Tous ces acteurs sont donc parties prenantes au système de communication de masse, dont la régulation doit garantir non seulement la liberté d’exercice et la fluidité (équité en période hors-électorale; égalité en période électorale), mais également la sauvegarde du climat de paix au sein de la société.
Ce faisant, il y a des principes à respecter comme le prévoit le cadre juridique régissant la communication dans le pays. Parmi ces principes, il y a l’observation de la période hors-électorale, la période pré-électorale et la période électorale.
En période hors-électorale telle que maintenant, il est ainsi interdit, par la loi, d’organiser des événements pouvant être taxés de campagne électorale déguisée. Ce qui signifie que les partis politiques doivent s’abstenir de mener des actions pouvant être taxées de campagne électorale déguisée et les médias ne doivent pas relayer ces actions, au risque de s’exposer aux sanctions du régulateur.
Après avoir échangé avec les organisations de la société civile, lors d’une rencontre à la Mairie de Brazzaville en présence de Germain Céphas Ewangui, secrétaire permanent du Conseil national de la société civile et des organisations non-gouvernementale, Philippe Mvouo a rencontré les différentes plateformes politiques de la Majorité présidentielle, du centre et de l’opposition durant les mois d’août et de septembre. Le 23 septembre dernier, c’était avec les responsables des médias de Brazzaville et le samedi 3 octobre, le tour est revenu aux responsables des médias de Pointe-Noire, un département où l’on compte 19 radios et 9 télévisions locales, alors qu’il n’y a qu’une seule publication de presse écrite. «Le journaliste est un acteur indispensable du jeu démocratique. On ne peut pas parler de démocratie pluraliste dans un pays, sans considérer l’apport des médias, le rôle, la mission du journaliste… Et la communauté internationale apprécie le niveau démocratique d’un pays, d’abord à travers le niveau et la qualité de sa presse. C’est pourquoi votre rôle est important. Mais, si vous ne prenez pas ça en conscience, si maintenant dans l’exercice de votre profession, vous vous laissez aller à la facilité, et bien vous desservez la démocratie», a déclaré Philippe Mvouo, dans son message en direction des journalistes de Pointe-Noire. Le président du C.s.l.c a abordé les aspects liés à la responsabilité du journaliste par rapport au public, le cadre juridique qui régit l’exercice de son métier, le code d’éthique et de déontologie. La rencontre a été suivi d’un module de formation, avec comme animateurs, le professeur Bienvenu Boudimbou et le docteur Antonin Idriss Bossoto de l’Université Marien Ngouabi, qui ont chacun délivré deux communications, soit quatre communication au total, et répondu aux préoccupations des participants.

Jean-Clotaire DIATOU

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23 octobre 2020, 03: 08

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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