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C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication : Avec l’élection présidentielle, Philippe Mvouo plaide pour l’acquisition d’un monitoring

C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication : Avec l’élection présidentielle, Philippe Mvouo plaide pour l’acquisition d’un monitoring

L’élection présidentielle de mars 2021 préoccupe déjà les dirigeants des institutions nationales. Au niveau du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), le président Philippe Mvouo est préoccupé par l’acquisition d’un service technique de monitoring, pour bien suivre le travail des médias durant la période électorale. Invité du journal de 7h de Radio-Congo, dimanche 1er novembre dernier, présenté par notre confrère Mesmin Obambé, le président du C.s.l.c a justifié l’importance, pour son institution, d’être dotée de ce service technique de monitoring indispensable à l’exercice du travail de régulation des médias.

Le C.s.l.c est appelé à jouer efficacement son rôle de régulateur des médias. Il s’agit, en clair, de mieux répartir l’accès et le temps de parole aux différents candidats sur les médias audiovisuels.
Donner l’opportunité aux différents candidats à l’élection présidentielle de 2021 de compétir avec des chances égales, c’est ce que fonde la doléance de Philippe Mvouo envers le gouvernement, concernant la mise en place du monitoring, un outil important dans le travail de régulation des médias. «Le problème du monitoring n’est pas toujours réglé. Et pourtant, il s’agit d’un instrument important qui permet à l’organe de régulation de surveiller et contrôler toutes les informations diffusées à travers tous les médias. Malheureusement, nous n’avons pas cet instrument. C’est ce que nous déplorons, surtout que la tenue de l’élection présidentielle arrive à pas de géant. C’est là où le monitoring des médias est de plus en plus utile. Car, lors de cette échéance électorale, le Conseil se doit de contrôler le temps d’accès aux médias, le temps de prise de parole. Pour cela, le travail du régulateur prend un coup, car quasiment artisanal. C’est vraiment déplorable. Mais nous espérons que le gouvernement y pensera. Il n’est pas normal qu’une institution constitutionnelle chargée de réguler la communication puisse ne pas avoir cet instrument indispensable à son travail», a-t-il déploré.
Concernant le contrôle des informations sur les réseaux sociaux, Philippe Mvouo affirme que son institution, comme ailleurs dans le monde, ne dispose d’aucun moyen pour assurer cette difficile mission. «Les réseaux sociaux, c’est un mal social difficile à endiguer que le monde est en train de vivre. L’organe de régulation n’a pas de solution appropriée à ça. Aucun pays au monde n’a une solution appropriée pour contrôler le flux d’informations diffusées sur les réseaux sociaux», a-t-il signifié.
Interrogé au sujet de la carte de presse, le président du C.s.l.c a exprimé son indignation quant à «l’indifférence» des journalistes congolais, notamment ceux exerçant à Brazzaville dans l’obtention de cet important document. «Les journalistes congolais ne veulent pas de la carte de presse (…) Il n’y a que les médias et les journalistes de Pointe-Noire qui ont été sensibles à la carte de presse. Aujourd’hui, nous avons reçu 60 dossiers de Pointe-Noire qui sont sur notre table. Et très bientôt, nous allons convoquer la commission d’attribution de la carte pour examiner ces différents dossiers. Mais quant à Brazzaville, c’est zéro», a-t-il dit.
Déplorant le manque d’émissions de débats contradictoires dans les médias publics, Philippe Mvouo a appelé les politiques congolais à s’intéresser davantage à la culture du débat contradictoire, surtout en période électorale.

Hervé EKIRONO

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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25 novembre 2020, 15: 05

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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