En synergie avec la C.r.c (Croix-Rouge congolaise), la C.r.f (Croix-Rouge française) a initié un programme de renforcement des capacités de riposte aux épidémies en contexte de covid-19, dans six départements du Congo. Dans ce cadre, les résultats de l’enquête menée en juillet 2021, par Jean-Christophe Boungou Bazika, coordonnateur du Cerape (Centre d’études et de recherche sur les analyses et politiques économiques), ont été présentés au cours d’un atelier qui a eu lieu mardi 12 octobre 2021, dans la salle des conférences du Ministère de la justice et des droits humains, à Brazzaville. Les résultats de la recherche permettront d’alimenter les réflexions sur les modes opératoires et de pouvoir amender les stratégies d’intervention.

Trois allocutions ont marqué l’ouverture de l’atelier.
Au nom du président national de la C.r.c, Edouard Kifoumba Mbengo, trésorier général représentant le président national de la C.r.c, a déclaré que «la C.r.f est opérationnelle au Congo dans les secteurs de l’eau, d’assainissement d’hygiène…Elle appuie et accompagne les projets menés par la C.r.c».
Parlant des résultats de l’enquête, Jérôme Socie, chef de la délégation de la C.r.f, souhaite que «l’accès aux soins de santé primaires soit un facteur significatif et primordial». Il a lancé un appel «à tous de travailler sur l’accès des soins de santé primaires».
Ouvrant les travaux, le directeur général des soins et services de santé, le Prof Henri Germain Monabeka, s’est réjoui de la tenue de cet atelier, «car il y a plusieurs maux qui minent la santé dans notre pays». Il estime que sur le plan de la gouvernance, l’accent doit être mis pour améliorer l’accès aux soins de santé, avec l’assistance des partenaires techniques.
L’enquête a été réalisée sur la base d’un canevas commun conçu à partir d’échanges avec la C.r.f et reformulé à partir des premiers focus groupes. Elle a concerné 400 ménages vivant dans les zones urbaines et semi-urbaines du Congo. Elle a permis de relever que le secteur «de la santé enregistre une baisse tendancielle, depuis 50 ans, des dépenses publiques qui lui sont consacrées. De 2,4% du P.i.b en 1975, les dépenses publiques de santé sont passées à 0,2% du P.i.b en 2010 et 1,4% en 2018. Cela signifie que plus la richesse du pays a augmenté, moins celui-ci a investi dans la santé des populations urbaines et rurales». Conséquence: un grand nombre de ménages n’ont pas accès ou ont difficilement accès aux soins de santé. Même quand les ménages ont accès aux soins de santé, plus de 52% de ceux-ci ne sont pas satisfaits des prestations fournies par les formations sanitaires.
Selon Mboungou Bazika, «cette enquête montre qu’il y a une forte présence de médecins à Brazzaville que dans d’autres localités». Avec le retour au pays des étudiants formés en médecine à Cuba, on peut trouver des solutions à cette situation.
Il a invité les jeunes à avoir l’habitude de consulter un médecin, lorsqu’ils ont des problèmes de santé.
Les résultats de cette enquête sont suivies de recommandations aux autorités congolaises, entre autres: construire ou agrandir les centres de santé dans les localités où la demande des soins est croissante; recruter des sages-femmes et des techniciens de laboratoire et les affecter prioritairement dans les formations sanitaires des zones rurales; veiller à l’application du code déontologique qui régit la profession médicale et combattre la vente illicite de médicaments par le personnel sanitaire.

Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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