La C.r.c (Croix-Rouge congolaise) a exécuté, de janvier à avril 2022, un programme d’urgence en direction des populations des Départements des Plateaux et de la Cuvette, sinistrées par les inondations. Cette assistance a été rendue possible grâce à un fonds d’urgence mis en place avec l’appui de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Selon Rock Bouétou-Kadilamio, chef du département gestion des catastrophes à la C.r.c, ce programme a permis d’assister 1.721 sinistrés dans les Départements des Plateaux et de la Cuvette, par le système de transfert de fonds.Suivant le programme humanitaire mis en place par le gouvernement, à la suite des inondations survenues dans la partie septentrionale du pays, la C.r.c (Croix-Rouge congolaise) s’est investie dans la mise en place d’un fonds d’aide d’urgence, pour assister les victimes des inondations dans les deux Départements des Plateaux et de la Cuvette. Ce fonds a été abondé, entre autres, par la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. «Nous avons retenu dans le packing que l’Etat avait mis en place, dans les zones sinistrées, après évaluation, que notre organisation ne s’occupe que des deux départements, à savoir la Cuvette centrale et les Plateaux», a précisé Rock Bouétou-Kadilamio.
Des villages sinistrés avaient été ainsi choisis dans les deux départements après un travail d’évaluation. Le programme a permis ainsi d’assister 1.721 éligibles au fonds.
Concernant le mode d’assistance, la C.r.c a retenu que les fonds soient transférés aux bénéficiaires par le système de téléphonie mobile. «Une première expérience pour nous. Donc, nous avons décidé de leur faire des transferts de fonds, après avoir signé un accord avec la société de téléphonie mobile M.t.n», a-t-il fait savoir.
Chaque sinistré bénéficiaire a perçu ainsi la somme de 50 mille francs Cfa.
«En dehors du cash transféré, nous en avons profité pour recycler nos cents volontaires résidant dans les deux départements, à raison de 50 volontaires pour chaque département, afin de veiller sur le déroulement de l’opération et s’assurer que les bénéficiaires recevaient les fonds transférés. Nous leur avons donné aussi des connaissances sur l’hygiène et l’assainissement, les premiers secours, la santé mentale et sur la communication communautaire», a-t-il poursuivi.
«Il faut souligner que les bénéficiaires avaient préféré recevoir directement les fonds, pour leur permettre de réaliser leurs projets. Hier, les dons en matériel remis se retrouvaient en vente dans les rues ou dans les marchés. Raison pour laquelle nous avons accepté de procéder par le transfert de fonds comme ils l’avaient demandé», a indiqué le chef du département gestion des catastrophes de la C.r.c.
Cette expérience a été appréciée par les partenaires internationaux, notamment la fédération et le H.c.r (Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés), parce que c’est pour la première fois que la C.r.c a procédé de la sorte. «A l’avenir, nous nous mettrons avec les autres sociétés de la Croix-Rouge de la sous-région, pour acquérir d’autres expériences, parce que pour la plupart, elles sont très avancées sur ce système», a-t-il fait avoir.

Narcisse
MAVOUNGOU