Créer une dynamique de collaboration entre leurs structures respectives, la C.n.t.r (Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques) et le Comité national de l’I.t.i.e (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), au nom de la transparence, voilà l’idée qui a conduit à l’organisation d’un atelier, jeudi 28 juillet 2022, à Brazzaville, au cours duquel la délégation du Comité national de l’I.t.i.e, conduite par Florent Michel Okoko, a présenté les rapports exercices 2019 et 2020 de sa structure, aux membres de la C.n.t.r, sous le patronage de son président, Joseph Mana Fouafoua.

Le Comité national de l’I.t.i.e et la C.n.t.r ont un objet qui se recoupe: la transparence des finances publiques. «Cette séance de travail avait un intérêt particulier pour la C.n.t.r, parce qu’on parle de transparence. Notre rôle est de faire la promotion de la transparence dans la gouvernance des ressources publiques. Nous avons, ici, un organe qui parle également de transparence, mais leur spécialité est dans les industries extractives. Il était de bon aloi que nous puissions nous mettre ensemble pour pouvoir échanger, comprendre les uns et les autres», a dit le président de la C.n.t.r, Joseph Mana Fouafoua. Il était donc question, pour les commissaires (membres de la C.n.t.r), de se faire une idée du mode de fonctionnement du Comité national de l’I.t.i.e qui date de février 2013.
A travers leur rencontre et bien d’autres en vue, la C.n.t.r entend s’inspirer de l’expérience de l’I.t.i.e sur la question de la transparence des finances publiques. «Nous sommes donc venus nous abreuver auprès d’eux, voir comment ils procèdent parce que nous existons seulement depuis deux ans. C’est une bonne chose que nous sachons comment ils font ; ils nous commentent le contenu des rapports qu’ils produisent, notamment ceux de 2019 et 2020», a-t-il indiqué le président de cette commission.
Depuis sa mise place, il y a deux ans, la C.n.t.r a produit un seul rapport. C’est ainsi qu’elle prétend s’aligner sur la ligne du secrétariat exécutif du Comité national de l’I.t.i.e pour améliorer les prochains rapports, notamment celui de 2022 qui est en cours de finalisation et qui sera publié à la fin de cette année.
Pour Assen Bozire Clovin, responsable suivi et évaluation du P.r.i.s.p (Projet des réformes intégrées du secteur public), qui a présenté les deux rapports, il y a une évolution positive concernant les recettes affectées au paiement de la dette. Celles-ci ont, en effet, baissé par rapport aux revenus qui sont envoyés au Trésor public en 2020. «Le premier constat dans les deux rapports est que la courbe commence à changer, c’est-à-dire plus d’argent arrive au Trésor public, moins est affecté à la dette. Concernant les faiblesses constatées, nous avons observé que dans l’octroi des licences au niveau des secteurs des hydrocarbures et des mines, les procédures ne sont pas respectées. C’est une faiblesse que le gouvernement doit améliorer en prenant des textes d’application pour le code des hydrocarbures de 2016. C’est un vide qu’il faut combler», a-t-il souligné. Pour lui, cette présentation permet à la C.n.t.r d’avoir des éléments d’analyse à base desquels elle peut mener le travail de suivi sur le terrain.

Urbain NZABANI

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