Le C.n.l.s.e (Conseil national de lutte contre le V.i.h-sida, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies), a lancé une enquête comportementale couplée à la sérologie du V.i.h. L’objectif de cette enquête est d’estimer le nombre de sujets réellement positifs au V.i.h. L’enquête sera menée à l’échelle nationale, dans les villes de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Pokola et Ouesso. Son lancement s’est fait à travers un atelier organisé, mercredi 8 juin 2022, à Brazzaville, avec l’appui du P.n.u.d (Programme des Nations unies pour le développement).

L’atelier relatif au lancement de l’enquête comportementale sur le V.i.h a réuni une cinquantaine de participants venus des administrations publiques, du C.n.l.s.e, du P.n.l.s (Programme national de lutte contre le Sida), des agences des Nations unies (O.m.s, Onusida, Unicef, Unesco, F.n.u.a.p) et des organisations de la société civile.
Ouverts par Ferréol Gervais Ombola Itoua, conseiller juridique et administratif du ministre de la santé et de la population, en présence de Joseph Axel Ngatsé, chef des programmes au C.n.l.s.e, les travaux de cet atelier ont permis aux membres des différentes commissions concernées par l’enquête de s’approprier les missions qui leur sont assignées, afin de faciliter la conduite de cette étude sur le V.i.h-sida au Congo.
Le V.i.h-sida demeure un problème préoccupant pour l’humanité. Selon le rapport mondial de l’Onusida, 36,3 millions de personnes sont décédées de maladies liées au V.i.h-sida en 2020 dans le monde. Les populations exposées sont les drogués, les usagers du sexe, les détenus dans les milieux carcéraux, etc.
Au Congo, l’enquête réalisée en 2018 montre que la prévalence du V.i.h, chez les professionnels du sexe, est en progression à 8,1%.
Face à cette situation préoccupante et cinq ans après la mise en œuvre des activités de prévention, Ferréol Gervais Ombola Itoua a invité les participants à faciliter la conduite de cette étude. «Il est de bon aloi, pour le Congo, d’avoir une nouvelle estimation des indicateurs épidémiologiques liées au sida, afin de mieux orienter la riposte nationale au V.i.h-sida dans les prochaines années, élaborer une feuille de route réaliste, qui nous permettra de mieux assumer notre fonction», a-t-il déclaré.
Le chef des programmes au C.n.l.s.e, Joseph Axel Ngatsé, a dégagé l’intérêt de cette enquête. «La rencontre que nous avons tenue porte sur une enquête de l’estimation de la prévalence du V.i.h et sur d’autres variables comportementales, non pas dans la population en général, mais chez un groupe de sujets qu’on appelle les populations clés, les professionnels du sexe, les détenus dans les prisons et les usagers des drogues injectables. Ces sujets présentent le plus fort taux de prévalence du V.i.h-sida, qui sont à même de transmettre la maladie», a-t-il souligné.
«Beaucoup de gens oublient que le V.i.h-sida continue toujours de faire des ravages, même si, à ce jour, des progrès ont été faits qui permettent au sujet infecté de vivre normalement comme un sujet non positif. Il faut que les gens gardent à l’esprit que la maladie est toujours présente. Si on ne se protège pas, on peut la contracter. Au Congo, cette maladie a une prévalence de plus de 3%», a-t-il prévenu.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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