A neuf jours du premier tour du vote des militaires, le président de la C.n.e.i (Commission nationale électorale indépendante), Henri Bouka, s’est adressé aux membres de la coordination de la C.n.e.i, du comité technique et du comité de suivi et de contrôle, lors d’une rencontre, dimanche 26 juin 2022, dans la salle des conférences de l’hôtel de ville de Brazzaville. Il a invité «les agents électoraux, nouveaux et anciens, au respect de la loi, et les candidats, à se garder de verser dans les propos excessifs».

Henri Bouka est étonné de voir un nombre insuffisant des agents électoraux nommés dans les trois organes qui composent la C.n.e.i. Il a regretté qu’à ce niveau, la question genre n’ait pas été suffisamment prise en compte. Certainement, la crise financière a obligé le gouvernement à réduire le nombre des agents électoraux. Avec le franc-parler qui le caractérise et sans langue de bois, le président de la C.n.e.i leur a adressé un message clair, pour qu’ils accomplissent leur mission en toute exemplarité. «Nous avons 151 élections législatives, 123 élections locales avec plusieurs listes de candidats», a-t-il rappelé. «La nomination nous place dans la position de tout voir. Ce sont nous qui avons été choisis pour offrir aux Congolais et en particulier à ceux qui sont inscrits sur les listes électorales, à leur offrir, comme le veut la loi, un scrutin marqué du sceau de l’impartialité, de la transparence et manifestant l’attachement de la République au caractère juste des résultats qui sortent des urnes. C’est notre responsabilité», a-t-il déclaré.
Il a souhaité que «le double scrutin soit un succès en matière d’organisation; un succès qui rassure et qui montre que notre pays, le Congo, persévère sur la voie royale d’une démocratie apaisée et non conflictuelle. C’est à nous de faire qu’il en soit ainsi», a-t-il martelé. «Démocratie apaisée et non conflictuelle, c’est notre devoir, puisque c’est à nous qu’a été confié l’organisation du scrutin», a-t-il ajouté.
«Vous devriez savoir que ces candidats nous observent et attendent de nous que nous travaillions avec exemplarité en matière de préparation, d’organisation et du déroulement du scrutin et à ce moment-là, nous sommes en droit d’exiger d’eux le respect des lois de la République», a-t-il indiqué.
Le président de la C.n.e.i a saisi cette opportunité pour livrer un petit mot à l’endroit «des partis politiques qui présentent des candidats» de toujours agir dans le respect des lois. Puis, il a précisé que «les candidats qui ne sont pas soutenus par un appareil politique devraient se garder de verser dans des propos excessifs, dans toute attitude qui serait déplorable». Il a rappelé que «l’invective n’a pas droit de cité dans une démocratie, parce que l’invective avilit la démocratie».
Henri Bouka tient à ce que les élections soient apaisées. «Les politiques électorales vont toujours exister et ce que je dis concerne les membres de la commission, les appareils politiques et les candidats. Mais, il doit s’agir des polémiques entre hommes civilisés; il doit s’agir des fonctions publiques importantes et cela ne doit pas donner un spectacle désolant», a-t-il ajouté. Pour «une démocratie apaisée, les agents électoraux doivent travailler avec exemplarité dans la préparation du scrutin», a-t-il fait remarquer. Selon lui, «les agents électoraux doivent être irréprochables et respectueux des lois en la matière».
Reste à souhaiter que ces conseils soient traduits dans la pratique, surtout quand on voit les controverses autour de la constitution des listes des candidats au niveau de la D.g.a.e, traduisant un certain désordre qu’on aurait pu éviter, dans ce processus électoral.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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