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C.h.u (Centre hospitalier et universitaire) de Brazzaville : Le professeur Nkoua-Mbon appelé à justifier sa longue absence au travail

C.h.u (Centre hospitalier et universitaire) de Brazzaville : Le professeur Nkoua-Mbon appelé à justifier sa longue absence au travail

Le directeur général du C.h.u-B, le Dr Denis Bernard Raîche, a invité, par courrier en date du 5 novembre 2020, le professeur Jean-Bernard Nkoua-Mbon, chef du Service de carcinologie du C.h.u-B, à justifier son absence au service, «sans aucune autorisation», depuis le mois de mars 2020. L’intéressé est attendu dans le bureau du directeur général, le vendredi 13 novembre, à 10h.

Dans le courrier qu’il lui a adressé, le directeur général du C.h.u-B rappelle au professeur Nkoua-Mbon le règlement intérieur de l’établissement. «A ce jour, il y a exactement huit mois que vous êtes rémunéré sans aucune contribution professionnelle en retour, tel que mentionné dans l’article 38 du Règlement intérieur qui stipule: ‘‘L’agent du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville est tenu de ne pas quitter son poste de travail sans motif valable ou sans autorisation’’. Au cours du mois de juin 2020, vous avez envoyé, par voie électronique, un certificat médical qui vous ordonne de séjourner en Belgique jusqu’en novembre 2020, pour un traitement spécifique, avec un suivi obligatoire en milieu hospitalier universitaire. Cela dit, aucun diagnostic, aucun plan thérapeutique ainsi qu’aucun plan de suivi ne sont mentionnés. Nous avons besoin de toutes ces informations, afin de valider la pertinence de votre arrêt de travail pour des raisons médicales».
En dehors de sa longue absence non justifiée au service, le directeur général du C.h.u-B reproche au chef du service carcinologie de s’être engagé dans un contrat en dehors de l’établissement qui l’emploie. «De plus, nous apprenons que vous avez signé, le 29 octobre 2020, des actes de collaboration, en dépit de votre arrêt de maladie, avec des instituts hospitaliers étrangers. Nous vous rappelons qu’en qualité de chef du Service de carcinologie, vous avez des obligations professionnelles à l’égard de vos agents, collaborateurs et des patients à charge, tel que mentionné dans l’article 56 du Règlement intérieur, à savoir: ‘‘Le chef de service doit veiller à la bonne exécution des prestations par les agents, à leur comportement professionnel, aux bons rapports entre les malades et le personnel, au bon déroulement des gardes et astreintes. Il est responsable du fonctionnement de son service’’.
Signalons que l’acte de collaboration dont il s’agit est une sorte de procès-verbal sanctionnant une négociation entre le professeur Nkoua-Mbon et le professeur Didier Raoult qui a été invité à effectuer un voyage au Congo, «en vue de promouvoir la médecine entre les chercheurs de Brazzaville et l’I.h.u de Marseille». «Les deux personnalités ont noté l’intérêt d’associer les spécialistes des sciences sociales et humaines dans la recherche croisées des réponses aux questions de médecine et promouvoir une intense collaboration entre les deux champs du savoir scientifique», précise l’acte de collaboration. Apparemment, le professeur Nkoua-Mbon n’a pas informé sa hiérarchie de son entreprise et ne précise pas non plus, au niveau du Congo, avec quel établissement l’I.h.u de Marseille va collaborer. Toujours est-il que le chef du service carcinologie du C.h.u-B est attendu vendredi 13 novembre dans le bureau de son directeur pour s’expliquer.

Jean-Clotaire DIATOU

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25 novembre 2020, 14: 33

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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