Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la fille, commémorée le 11 octobre de l’année, la secrétaire exécutive du C.c.f (Conseil consultatif de la femme), Mme Antoinette Kébi, a échangé avec les filles de l’I.j.s (Institut des jeunes sourds) de Brazzaville, le jeudi 13 octobre 2022. Au cours de cette rencontre, il s’est agi tout particulièrement des conditions d’apprentissage dans cet institut dont la formation ne s’arrête qu’à l’enseignement secondaire premier degré, c’est-à-dire le collège. Face à cette situation, Mme Kébi a plaidé pour l’ouverture d’un lycée dans cet institut.

Célébrée en différé à l’I.j.s (Institut des jeunes sourds) de Brazzaville, la journée internationale de la fille était l’occasion, pour les membres du C.c.f (Conseil consultatif de la femme) d’édifier les filles vivant avec surdité sur leurs droits et devoirs dans la société. Après une communication sur le rôle de l’I.j.s et la projection d’un film documentaire sur les violences faites aux filles en milieu scolaire, l’échange entre Mme Antoinette Kebi et les filles sourdes-muettes s’est focalisé sur les conditions d’apprentissage dans cet institut.
On note que l’I.j.s accuse un déficit d’enseignants spécialisés, une insuffisance de matériel didactique pour les séances pratiques et, enfin, un manque de bus pour le transport des élèves à la sortie des cours. Une situation qui contraint les parents d’élèves à demeurer en permanence à l’institut, pour attendre la sortie de leurs enfants, afin de les reconduire à la maison. Toutefois, la principale préoccupation des élèves demeure l’impossibilité, pour eux, de poursuivre leur scolarité au-delà du collège, puisque la formation dans cet institut ne s’arrête qu’après l’obtention d’un brevet technique.
Pour la secrétaire exécutive du C.c.f, l’Institut des jeunes sourds a été, pour son institution, une révélation. «Nous avons vu des enfants très dynamiques, qui veulent participer au développement de leur pays. Mais qui, malheureusement, sont confrontés à des difficultés structurelles. On ne peut pas imaginer qu’à partir du brevet d’études techniques, aucun enfant ne peut poursuivre sa scolarité», a-t-elle déploré, tout en assurant traduire en plaidoyer la situation de ce centre d’apprentissage auprès du Président de la République.

Urbain NZABANI