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Association Nations unies, réalités, perspectives, paix, démocratie et droits humains : Une soirée culturelle, pour un plaidoyer en faveur des droits de la veuve

Association Nations unies, réalités, perspectives, paix, démocratie et droits humains : Une soirée culturelle, pour un plaidoyer en faveur des droits de la veuve

Dans le cadre de la promotion des droits de la veuve en République du Congo, l’Association Nations unies, réalités, perspectives, paix, démocratie et droits humains, que dirige Borgia Abdon Leckiby, organise, le 23 novembre prochain, la 7ème édition de la soirée culturelle et de promotion des droits humains et des libertés fondamentales à Brazzaville. Au cours de cette soirée, un plaidoyer sera mené en faveur des droits de la veuve. Dans l’interview qu’il nous a accordée, Borgia Abdon Leckiby appelle les veuves congolaises à demeurer patientes, car bientôt, plusieurs modifications vont être intégrées dans le code de la famille en chantier. Interview.

* Monsieur le coordonnateur de la 7ème édition de la soirée culturelle et de promotion des droits humains et des libertés fondamentales, que nous vaut votre visite à la rédaction de L’Horizon Africain?
** Merci, Monsieur le directeur de publication! Mon équipe et moi avons senti le besoin de visiter la rédaction de L’Horizon Africain, journal que nous apprécions beaucoup, pour annoncer à l’opinion nationale et internationale, l’organisation, le lundi 23 novembre prochain, d’une soirée culturelle relative à la promotion des droits humains et des libertés fondamentales. Au cours de cette soirée, des plaidoyers vont être menés sur les droits des veuves, les femmes veuves qui sont souvent maltraitées par leurs belles-familles, au lendemain de la disparition de leurs conjoints.
Donc, au cours de cette soirée, des plaidoyers et échanges vont être menés dans une première phase et dans une seconde, il s’agira de la décoration des acteurs étatiques et non-étatiques qui ont œuvré dans la défense et/ou la promotion des droits humains pendant l’année qui s’achève.

* Quelle est la particularité de cette 7ème édition?
** La particularité de la 7ème édition consiste à l’appui et à l’éclairage que nous allons apporter sur certains droits dans notre pays. Notamment le droit à l’éducation et le droit à la santé. Mais surtout, les droits de la veuve. Nous allons faire intervenir des sachants imbus des valeurs universelles; des citoyens qui ont travaillé dans certains départements de notre pays sur ces questions et qui ont réalisé leur apport dans le secteur de l’éducation et de la santé. Nous avons décidé de faire la promotion des droits à l’éducation et à la santé, parce que ces droits sont souvent menacés dans notre pays. Vous êtes sans ignorer que dans certains départements, il y a des enfants qui vont à l’école mais les enseignants ne sont pas qualifiés dans l’enseignement, parfois ils n’ont même pas suivi de formation d’enseignants. C’est le premier problème.
Le second problème, c’est que dans certaines localités de notre pays, les enfants continuent de s’assoir à même le sol dans les salles de classe, alors que le pays regorge de bois. Pourtant, le Ministère de l’économie forestière fait même des dons de bois pour la fabrication des tables-bancs, mais les incohérences au niveau du gouvernement font que ce genre d’actions ne produisent pas les résultats attendus. Ce plaidoyer est très important pour nous. C’est une façon de permettre aux pouvoirs publics d’avoir un regard sur l’éducation des enfants.

* Quel regard portez-vous sur les droits de la veuve en République du Congo?
** Le plaidoyer que nous voulons mener permettra que le code de la famille de 1984 qui est en révision puisse prendre en compte les difficultés que connaissent les veuves. Outre cela indiquer que les droits de toutes les femmes doivent être pris en compte. Vous êtes sans ignorer que le code de la famille ne prend en compte que les droits de la femme mariée à l’Etat-civil et celle qui est mariée coutumièrement est laissée-pour-compte, alors que nous sommes dans une société où l’on parle des droits universels, c’est-à-dire les droits qui sont applicables à toutes les femmes. Il n’y a pas de raison que les femmes qui sont mariées coutumièrement ne soient pas protégées après le décès de leurs conjoints. Pour cela, nous attirons l’attention du Ministère de la justice et des droits humains, pour que, dans la révision du code de la famille, ce point soit examiné, à savoir la reconnaissance du mariage coutumier.

* Sur cet aspect, avez-vous une proposition concrète à faire?
** Les intervenants à cette journée sont des experts en la matière. Certains viendront du Ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement. Il y aura des propositions pertinentes qui sortiront de là. Nous suggérons aux autorités congolaises de reconnaître le mariage coutumier, puisqu’avant que les époux ne se présentent devant un officier d’Etat-civil, ces derniers doivent se présenter d’abord devant les parents. Il faut un document d’Etat qui reconnaisse le mariage coutumier dans notre pays. Tel est notre combat, pour donner la chance à la veuve mariée coutumièrement, une fois que son mari est décédé, de jouir de ses droits. Et surtout qu’aujourd’hui, au regard de la Constitution de 2015, il y a un Conseil national des sages. Ce qui est une avancée significative. Pour permettre que la femme soit protégée tant par la belle-famille que par sa propre famille.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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l'horizonafricain

L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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03 décembre 2020, 11: 30

L’editorial de la redaction

LES CÔTÉS AMERS DE LA DÉMOCRATIE!

Des milliers de supporters du Président Donald Trump ont manifesté, samedi 14 novembre dernier, à Washington, pour protester, une fois de plus, contre la présumée «fraude électorale» qui aurait privé leur champion de sa victoire à l’élection présidentielle du 3 novembre. Ils sont allés manifester leur colère jusque devant la Cour suprême des Etats-Unis, dans le quartier du Capitol Hill, comme pour appuyer les recours en justice introduits par les avocats du Président Trump. C’est la démocratie, peut-on dire! Mais, la démocratie a ses côtés amers et on l’oublie souvent.

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